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journal n°686 - 18/04/2013
Les appels à projets du Conseil général entendus
Nom de code : Lokomat Pro V6. Un squelette articulé pour réapprendre à se déplacer dans le cadre d’une rééducation lourde.

L’innovation se niche partout. Jusque dans le matériel médical : ce qu’a voulu épauler le Conseil général auprès des équipes du Centre Hélio Marin de Vallauris. En 2006, le Département lançait ses premiers Appels à projets Santé. Depuis, 129 d’entre eux ont été financés en partie, pour plus de 21M€ mobilisés. Dernier en date, l’exosquelette de marche robotisée distribué par la société Medimex (280.000€ dont 175.000 pour le CG), qui permet à des patients victimes d’AVC ou de traumatismes impactant les capacités motrices (déficits neuro-musculaires) de se réapproprier l’usage de la marche, aidés par un harnais externe qui reproduit les mouvements synchronisés de pas sur un tapis roulant. Des moteurs, au niveau des hanches et des genoux, rythmeront l’exercice. Livré en mai dernier, ce providentiel Lokomat a déjà contribué à la rééducation de 42 malades, à raison de deux ou trois séances par semaine.

 

Autre projet retenu et co-financé par la collectivité départementale, un simulateur de conduite adapté aux personnes à mobilité réduite, qui peuvent ainsi mieux appréhender leur retour à la route, retour souvent accompagné de nouvelles contraintes (commandes adaptées au type de handicap, affections du système nerveux…). Ville ou campagne, neige, verglas ou option nuit, l’appareil calcule jusqu’aux distances de freinage ou le temps de réactivité face à un imprévu. Coût de l’équipement : 62.000€, avec prise en charge du Conseil général de 35.000€.

 

Sept médecins, 21 kinés, huit ergothérapeutes, le Centre Hélio Marin accueille à 90% des patients maralpins (220 lits plus 20 places en hôpital de jour). Réapprendre à marcher ou à conduire, l’on parle ici d’un objectif médical autant que social, ce qu’Eric Ciotti a voulu mettre en avant : «il s’agit aussi de favoriser un retour vers la mobilité, vers la vie professionnelle après un accident de la vie.» D’où cette poussée de la collectivité vers «des moyens matériels élargis et modernisés.»

 

 

 


Isabelle Auzias