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journal n°719 - 04/12/2013
Thales Underwater Systems met le cap sur l’international
Leader mondial dans les activités de lutte sous-marine, la filiale du groupe Thales, deuxičme employeur de Sophia, vise un objectif de 75% de chiffre d’affaires ŕ l’export d’ici deux ans.

Longtemps resté discret, Thales Underwater Systems, TUS pour les intimes, est sorti de l’ombre pour fêter ses 50 ans. Bien lui en a pris. Le groupe, deuxième employeur sur la technopole avec quelque 780 salariés, a le profil d’un champion.

Avec près de 50 ans d’expérience dans les technologies utilisées pour la lutte sous la mer, TUS s’est imposé comme l’un des  leaders mondiaux dans ce domaine. Il a décroché la place de premier exportateur de sonars et systèmes associés pour les forces navales et aériennes. En octobre 2013, TUS a remporté un nouveau marché prometteur  en Asie. Il va  équiper huit hélicoptères AW 159 de la Marine sud-coréenne de «sonars trempés» (car plongés dans l’eau depuis un filin à partir de l’hélicoptère pour détecter l’éventuelle présence de sous-marins) de la gamme Compact Flash Sonics.

 

Si ces radars sont fabriqués sur le site breton de TUS (400 personnes), Sophia Antipolis accueille le siège du groupe, le gros des équipes R&D avec des experts du traitement du signal, la direction commerciale et les équipes support aux clients. La technopole abrite également sur les 25.000m² occupés par le groupe depuis 1979 (après avoir quitté Cagnes-sur-Mer où l’entreprise avait été créée en 1963 sous le nom de CSF puis Thomson-CSF), des plates-formes d’intégration, des laboratoires et ateliers de production.

Enfin TUS y dispose d’équipements spécifiques comme les trois cuves de huit mètres de profondeur qui  lui permettent de réaliser des essais acoustiques. «Nos activités couvrent l’ensemble du spectre des moyens de lutte sous la mer : des systèmes aéroportés aux systèmes sous-marins en passant par les bouées acoustiques,  les sonars de coque et sonars remorqués qui équipent par exemple les Frégates européennes multimissions  FREMM, enfin les systèmes utilisés pour la chasse aux mines», précise Benoît Plantier, directeur général de TUS. 

 

> Développer l’export

 

Si la Marine nationale reste le premier client de TUS, développer les activités à l’export constitue l’enjeu des prochaines années compte tenu de la réduction programmée des budgets du ministère de la Défense en France. «Notre objectif est d’atteindre les 75% de chiffre d’affaires à l’export d’ici deux ans (contre 60% aujourd’hui). Cela passera par une diversification de notre portefeuille produits», confirme Benoît Plantier.

Car les ventes à l’export sont soumises pour accord à une commission interministérielle qui se prononce selon les produits et les technologies concernées et selon les pays ciblés. TUS compte déjà parmi ses clients une cinquantaine de Marines dans le monde.

 

Le groupe français (1.250 salariés en France pour un effectif total de 2.000 personnes dans le monde) dispose d’un réseau de filiales (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Australie) et s’est implanté plus récemment dans les pays émergents, en Asie à Singapour, et en Amérique du Sud, au Brésil.

 

La R&D à laquelle le groupe consacre  près de 20% de son chiffre d’affaires constitue dans ce contexte un enjeu stratégique. «Le crédit impôt recherche est à cet égard pour nous essentiel, insiste le directeur général de TUS, il nous permet de financer deux nouveaux produits sur huit».

Membre fondateur du pôle de compétitivité Mer PACA et Bretagne, TUS est partie prenante dans plusieurs projets de R&D et travaille au développement de drones appelés à remplacer les systèmes classiques notamment dans le domaine de la guerre des mines. «Nous y travaillons en partenariat avec des PME comme ECA, spécialiste de la robotisation, dans le Var» indique Benoît Plantier pour qui il reste essentiel de pouvoir s’appuyer sur un tissu de sous-traitants performants.

 

 

 

 

 

 

 

 


Christiane Navas

 



www.thalesgroup.com