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journal n°699 - 18/07/2013
Texas : oů en sont les salariés ?
Un ministre du Redressement productif rayonnant devant les nombreux reclassements in situ des licenciés de TI. Et qui parle de Sophia comme d’un exemple pour la France…

C’est à Intel et à son président France Stéphane Nègre qu’est revenu l’honneur d’accueillir la présentation officielle des derniers résultats du dispositif de recherche d’emplois pour les 511 salariés remerciés par Texas Instruments. Marc Daunis, sénateur-maire de Valbonne, voulait éviter «une fuite de l’intelligence économique locale» et «consolider l’attractivité de la filière numérique française», ses vœux sont en grande partie exaucés, avec près de 70% des troupes (sur les 55% déjà reclassées) conservés sur Sophia.

 

Une petite victoire en matière de redressement économique, et de chaleureux encouragements du ministre dédié à poursuivre l’effort «d’union territoriale» autour de la technopole. Qui aura félicité nommément toutes les entreprises ayant participé à cette opération TI (voir notre vidéo).

 

Sophia vue de Paris ? «Un exemple devant la difficulté. Une capacité à rebondir.» Et à l’heure où le gouvernement se prépare à lancer une trentaine de plans industriels sur différentes filières déjà bien représentées in situ, ce serait plutôt de bon augure. Le discours se veut résolument optimiste : «les Français feraient mieux d’admirer ce qu’ils sont au lieu de parfois oublier les forces qui font de la France un grand pays d’inventeurs.» L’occasion rêvée pour Gérard Giraudon, président du Club des Dirigeants, de rappeler que c’est de Sophia, en 1989, qu’est partie la première connexion IP vers les Etats-Unis.

 

Jean Leonetti, lui, aura insisté sur deux messages : la préservation du site villeneuvois de Texas Instruments à des destinées industrielles, et la mise en avant d’une filière numérique locale. Réponse ministérielle favorable et dynamique : «le pôle de Sophia est un argument à valeur mondiale pour tout le pays. La France a besoin de Sophia, et Sophia a besoin du gouvernement pour porter très loin ses capacités d’innovation.» Un échange gagnant-gagnant, comme dirait Christian Estrosi, qui a également rencontré Arnaud Montebourg pour lui parler d’une autre technopole, en devenir cette fois. Pas d’accrocs donc dans cette belle alliance territoriale mise en avant par le ministre : «l’OIN ? Pas d’objection, dès lors qu’il s’agit de complémentarité et non de doublon. Et ça n’est pas le cas, avec des deux côtés de vraies spécialisations dans les secteurs et filières.»

 

 

 

Isabelle Auzias