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journal n°698 - 11/07/2013
Sophia : 2030, c’est maintenant...
Acteurs politiques, institutionnels et économiques ont entériné le projet d’aménagement de la technopole. Début des grands travaux dès 2014.

Le climat est à l’action du côté de la CASA. Dernières mises au point et discussions à Sophi@Tech ce 8 juillet, avant approbation générale d’un projet d’aménagement d’envergure ouvertement destiné à donner plus de visibilité à Sophia, à l’heure où de grandes mutations se profilent avec l’émergence de nouveaux pôles d’activités.

 

Petit moment de détente en ouverture des débats avec les explications fumeuses de non-autochtones nous expliquant comment marche un vallon… S’il fallait un symbole, prenons le mot «dévelloppement» (dans le texte) décliné sur grand écran : avec deux L, sans doute la promesse d’un décollage fulgurant. Ah, les vallons… Ils sont ici moins obscurs qu’à Nice, synonymes de «nature active», de «communication», d’urbanisation «maîtrisée». Bref, ils nous emmènent d’un point à un autre par le chemin naturel le plus court. C’est déjà pas si mal. Passée cette rigolote mise en bouche, place à l’avenir : la technopole de demain sera hybride ou ne sera pas. Verte, cosmopolite, créative et ludique. De la fertilisation croisée à gogo, pour rester dans le vocable de la jardinerie qui renforce le rapport à la nature.

 

Le problème de Sophia ? Un territoire difficile à appréhender dans sa globalité, trop grand (2.400ha), aux activités disséminées en îlots. Le syndrome de l’archipel… D’où le fort besoin de connexion, de réseau structuré entre les différents pôles, en particulier côté transports en commun. Et sur le coup, notre technopole va innover, avec son Sophicâble, mode de transport aérien qui traverse les fameux vallons, icône avant-gardiste 100% écolo qui reliera le cœur de site aux Bréguières, où Jean Leonetti rêve tout haut d’une gare TGV. Mais si Sophia met les bouchées doubles pour rester dans le coup, le train, lui, est loin d’avoir montré le bout de son premier museau. Qu’importe, ici, on veut bâtir l’avenir, et tout de suite, avec toutes les perspectives qui s’imposent.

 

Prochaine étape avec le projet Côte 121, validé dès le 27 juin, avec une phase opérationnelle programmée à l’automne : 500.000m2 (constructibles) d’aménagements livrés dans sa totalité à l’horizon 2020, avec une partie sud qui se remplume, des Clausonnes aux Trois Moulins en passant par Fugueiret. Amélioration des accès routiers et autoroutiers, cadencement des bus-tram’, tout passera par une solide gouvernance assurée par la CASA et le SYMISA, pimentée par le Club des Dirigeants ou les instances universitaires. L’avenir sera résolument collectif.

 

 

 

 

Isabelle Auzias