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journal n°698 - 11/07/2013
Jean Leonetti saute une décennie
Sophia 2030, c’est bien. Mais Sophia 2020, c’est encore mieux. L’équation est simple : si l’on veut profiter de nos acquis sur le grand échiquier des technopoles, il ne faut par s’endormir sur la bête.

La concurrence, de plus en plus rude, oblige à changer d’allure et à cadencer son galop. L’Etat et la commune d’Antibes offrent des terrains sans financement, le consensus local est entériné, et les travaux débuteront bien dès l’année prochaine sur l’ensemble des trois ZAC, avec une dominante économique pour les Clausonnes, habitat pour les Trois Moulins et un pôle cité des savoirs pour le Fugueiret.

 

«2020 n’est pas un logo, mais bien une nouvelle organisation spatiale et économiquement opérationnelle», scande Gérard Giraudon, président du Club des Dirigeants de Sophia derrière l’épaule du président de la CASA. Et l’on piaffe d’impatience dans les rangs d’un SYMISA ressoudé par l’enjeu. «Nous arrivons au terme de la réflexion, pourquoi attendre ?» renchérit Jean Leonetti. «Avec Sophi@Tech et le Business Pole, nous avons déjà montré notre capacité à compléter notre chaîne de l’innovation, avec plus de 60 startups installées en quatre mois.»

 

Au total, l’opération Super Sophia 2020-2030 et plus si affinités débute avec 200M€ d’investissements prévus sur ce premier projet ambitieux, directement financés par la commercialisation des trois ZAC. On ne touchera pas à l’enveloppe publique, mais il faudra donner l’envie d’investir, et l’implantation s’y prête… Seule fantaisie : ce fameux Sophicâble, sur 560 mètres, qui devrait remplacer, de sa simple et aérienne aura, bien des discours et autres campagnes de pub.

 

 

 

 


Isabelle Auzias