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journal n664 - 08/11/2012
ERMIS : du bon transfert des bonnes pratiques...
Le projet europen destin favoriser l'innovation dans les PME arrive son terme. Point d'tape.

Le programme de coopération inter-régionale INTERREG IVC, financé par le fonds européen de développement régional (FEDER), dispose de 302M€ pour aider les régions d'Europe à travailler ensemble pour partager leurs expériences et échanger leurs bonnes pratiques dans le domaine de l'innovation et de l'économie du savoir, ou encore celui de l'environnement et de la prévention des risques.

Dans le cadre de l'appel à projets 2007-2013, ERMIS a séduit. Piloté par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur, le projet rassemble 15 partenaires de neuf pays européens (dont, pour la France, la CCI et la CASA) ayant pour objectif d'identifier conjointement "un modèle efficace et reproductible de gouvernance territoriale propre à générer l'innovation dans les PME".

 

Initié en janvier 2010 avec un budget global de plus de 2,15M€,le projet aura nécessité moult comités de pilotage, ateliers de travail inter-régionaux, analyses diverses, pour arriver à l'identification de 25 bonnes pratiques, dont 15 effectivement transférées.

Mais qu'est-ce qu'une bonne pratique ? Pour Rémy-Antoine Conti, directeur dudit projet, "c'est un système qui crée de la valeur ajoutée pour un territoire. Mais chaque territoire étant différent, il faut également définir ce qu'est la valeur ajoutée pour un territoire donné : la création d'emploi ou alors la diversification des emplois existants ? La création d'entreprises, l'augmentation de l'activité pour les PME ? La création d'une nouvelle activité ? Celle d'un pôle de compétitivité? L'identification des bonnes pratiques a été assez complexe, il faut l'avouer..."

D'autant plus qu'elles doivent généralement subir des ajustements pour être transférées sur un autre territoire européen... Définition des besoins territoriaux, reproductibilité des modèles, synergies avec les acteurs extérieurs... Un casse-tête qui aura duré trois ans, mais ERMIS arrive enfin à son terme, avec entre autres la livraison d'un outil analytique et "de décision", ou des recommandations à destination des décideurs. Côté sophipolitain, les échanges vont déjà bon train : la technopole exporte trois modèles, contre cinq reçus.

 

 


Lizza Paillier