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journal n°689 - 07/05/2013
Laissez-vous porter par la Vague de Saint-Paul…
Moderne, atypique, comme perdu dans un écrin de nature préservée, l’établissement a de solides armes pour conquérir plusieurs marchés.

Un 4* fraîchement inauguré, quelque part dans la forêt entre La Colle-sur-Loup et Saint-Paul. D’emblée, l’emprise de la nature étonne : pas un toit de villa à l’horizon, du vert, rien que du vert, et une mini-Marina insérée dans le paysage… 50 chambres et suites, une piscine, un court de tennis, un terrain de pétanque, un spa, une salle de sport, place à la pure détente. Ici, pas de parti-pris artistique pour réveiller l’instinct plus ou moins curieux du touriste saint-paulois, un design épuré, presqu’intuitif, des couleurs vives pour marquer les étages et l’atmosphère des chambres toutes orientées plein sud. Des ambiances minimalistes qui étonneront moins les clientèles nordiques, mais qui dénotent dans notre biotope azuréen. Dans les saisons intermédiaires, l’esprit farniente laissera volontiers un peu de place aux séminaires et autres lancements de produits : tout est prévu, de l’auditorium aux salles de réunion, large terrasse pour accueillir tables, cocktails ou barbecues, spacieuse salle à manger aux lignes toujours aussi strictes, le paquebot a fière allure, sans inutiles chichis.

 

C’est une véritable renaissance pour cet ancien centre de congrès d’Unisys, revu et corrigé l’année dernière par l’architecte suisse Maurus Frei, qui a su, derrière son empreinte, conserver l’esprit seventies d’André Minangoy (Marina Baie des Anges, Vista Palace…) qui dessina ces hallucinantes courbes à travers la campagne. Surprenantes alliances de matières, de couleurs, de mobiliers…

 

Phoenix Hotel Collection, la société de management des lieux (basée à La Chèvre d’Or et présidée par Thierry Naidu), n’aura pas fait l’impasse sur l’atout cuisine : à l’ouvrage, Emile Sevastakiev, tout jeune disciple de Ducasse, ancien du Château Eza, qui mise sur une table «bistronomique» où les produits régionaux ont la part belle. Des formules midi à 22 et 29€, un brunch du dimanche option barbecue (33€), une carte pleine d’entrain à l’image de l’établissement, originale, épurée, à forte tendance bio, du filet de canette rôtie-poireaux fondants aux joues de porc ibérique braisées-polenta crémeuse, pour finir, pourquoi pas, sur une fraicheur de fraises-basilic bien de saison. Un concept Bistrot gourmand qui ne laisse pas sur sa faim et surfe sur les ouvertures à d’autres mondes. Simple et typée, cette Vague de Saint-Paul se déroule visiblement vers une clientèle internationale et avisée. Et devrait très vite atteindre son rythme de croisière sur nos beaux rivages azuréens.

 

 

 

 


Isabelle Auzias

 


Chemin des Salettes à Saint-Paul
www.vaguesaintpaul.com