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journal n718 - 28/11/2013
Tout savoir sur la copro
Pour ses 18 ans, le salon niois Solutions Coproprits sest mme offert quelques lans militants.

Toujours en partenariat serré avec les deux grands réseaux immobiliers FNAIM et UNIS, c’est l’heure des grandes manœuvres pour le rendez-vous azuréen des syndics et conseils syndicaux, alors que la profession entame sa mutation via la loi ALUR, qui ne laisse pas que des bonnes impressions sur le terrain. Pas de quoi démoraliser les 90 exposants, de l’entretien à la rénovation en passant par la sécurité incendie, les ascenseurs, et surtout les potentielles économies d’énergie propres à dégraisser un peu les charges.

Ni même les syndics, venus en nombre redorer le blason d’un métier pluriel qui a souffert, ces dernières années, d’un certain déficit d’image. Et qui pourtant restent les indispensables maillons pour gérer avec rigueur toute copropriété bien organisée. Ils ont enchaîné de multiples conférences, en privilégiant un seul mot d’ordre : l’anticipation, que l’on se place côté travaux ou côté réformes et bouleversements législatifs. En privilégiant aussi, dans leurs débats, l’intervention de professionnels, architectes, experts-comptables ou entreprises spécialisées.

 

Car la copropriété (250.000 lots dans les Alpes-Maritimes) est aujourd’hui loin des valeurs collectives et partagées en bon entendement d’antan. Devant l’afflux de réglementations, d’usages et d’abus individuels, les conseils syndicaux bénévoles, appuyés sur leurs syndics, souffrent d’un syndrome d’incompréhension notoire dès qu’arrive le temps des assemblées générales.

Ainsi est-il souvent difficile de faire admettre à l’ensemble des copropriétaires que l’audit préalable aux travaux (mais néanmoins payant) peut être synonyme de belles économies. Et qu’un suivi de chantier pour le gros entretien (payant itou) peut éviter bien des surprises à la livraison, surtout à l’aune d’une grande transition énergétique où le renouvelable est roi mais encore mal maîtrisé, dans des copros vieillissantes.

 

A Nice, le week-end dernier, il aura donc beaucoup été question de conseil. Le syndic aura lui-aussi sa part de responsabilité dans l’ouvrage : à lui d’expliquer aux copropriétaires ses démarches, ses obligations (et les leurs), ses honoraires et les lois en vigueur ou à venir. Me Frédéric Hentz a quant à lui détaillé les risques encourus par les mauvais payeurs et les solutions qui peuvent être mises en œuvre par la copropriété, jusqu’à la vente aux enchères du lot incriminé. En préalable, l’importance d’une souscription d’assurance juridique aura été rappelée. Les nouvelles réglementations incendie, les audits énergétiques, l’entretien des balcons ou les pistes pour faire baisser les charges, financements à l’appui, le programme 2013 s’est montré riche et copieux, dans une ambiance particulièrement chaleureuse, chaque stand contrant l’austérité des sujets abordés par un accueil plutôt gourmand.

 

Un beau rendez-vous, mature et généreux, à l’image de ses visiteurs : peu de jeunes dans les allées d’Acropolis, signe évident qu’être membre d’un conseil syndical demande de l’implication, de volonté, et du temps libre. Un peu dommage…

 

 

 

 

 

Isabelle Auzias