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journal n°717 - 21/11/2013
Le SADECA toujours tendance malgré ses 46 automnes
L'heure du bilan pour la salon du Meuble et de la Déco. Et pour la filière en général.

D’une fidélité absolue. A la ville de Nice et au Palais des Expos, où se sont retrouvés quelque 130 exposants pour 10 jours, soutenus par une mezzanine occupée par une soixantaine d’artistes.

Le salon du Meuble et de la Déco, plus qu’une tradition, un rendez-vous anti-crise pour son président Bernard Chaix : «en ces temps extrêmement difficiles pour nos professions et commerces, participer au SADECA est un engagement financier et humain, mais qui permet de remplir un peu les carnets de commandes, de proposer des affaires à nos visiteurs. Nous nous sommes ouverts à de nouvelles marques, pour que chacun y trouve le bon objet au bon budget.»

 

Sur 18.000m² d’expo, la température s’est montrée plutôt clémente, au contraire de l’édition précédente où les caprices de la météo (et des grévistes) avaient joué les mauvais augures. Plus de 25.000 visiteurs (3.000 de plus qu’en 2012), et une équipe organisatrice qui vise résolument les 30.000 tickets à brève échéance. «Que la fréquentation augmente, sur un salon haut de gamme comme le SADECA, c’est encourageant», souligne le président Chaix.

«Bien sûr, côté purs actes d’achat, c’est un peu dur, à l’image de ce qui se passe dans nos magasins. Mais la vitrine est belle, et ici, une commande dans un stand de déco s’échelonne entre 1.500 et 2.000€ sur la fourchette basse des dépenses. Sur un espace cuisine, on a vu des prix s’envoler jusqu’à 60.000€…»

Même si la plupart des exposants s’accordent à dire qu’ils ne travaillent pas autant qu’ils le voudraient.

 

L’organisation, elle, compte plus que jamais sur l’attrait de la nouveauté pour donner un bon coup de jeune à l’événement bientôt quinquagénaire : «il y a les artistes bien sûr, qui nous apportent une autre clientèle. Et il y a les nouvelles enseignes, que nous choisissons en priorité dans le tissu local pour épauler notre économie de proximité.» Ainsi cette année le salon était-il particulièrement bien équilibré : 50% des stands occupés par des autochtones, 50 autres par des marques venues d’un peu plus loin, région, pays ou proches voisins transalpins. «La bonne alchimie» pour Bernard Chaix, qui referme les portes de l’édition 2013 avec le sentiment du devoir accompli envers ses pairs.      

 

 

 

 

 

Isabelle Auzias