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journal n°695 - 20/06/2013
Pour vivre heureux, vivons connectés…
Un adage scandé haut et fort pour cette 2e édition d’Innovative City Convention à Nice Acropolis.

De la belle enseigne : Alstom, Siemens, Orange, Cofely ou ERDF pour ceinturer le stand métropolitain où s’égrainait imperturbablement la vidéo-maquette de notre future Eco-vallée. Et bien sûr Cisco et IBM, partenaires privilégiés des expérimentations déjà engagées dans le cadre d’opérations NiceGrid, Spot Mairie et autre récent boulevard connecté (voir par ailleurs). Christian Estrosi visite un terrain conquis, accueille NKM, ancienne ministre de l’Ecologie, scellant ainsi son dessein d’union entre industrie et environnement. Un mariage de raison pour une nouvelle famille d’emplois à élever sur place, avec toute la motivation de l’Université et d’organismes de formation dédiés.

 

Mobilité, urbanisme, déchets, eau, santé et même culture, la connexion est multiple, omniprésente, et internet change de statut : d’outil d’information, le voilà promis à un bel avenir qui passe par l’objet intelligent, capteur d’air pur, détecteur de place de parking, auto-économe en énergie. Le Corbusier en avait rêvé. A Nice, on le construit, ce nouvel internet au service des hommes et de la collectivité. Et Nathalie Kosciusko-Morizet renchérit : la révolution n’est pas purement technologique, elle serait plutôt dans les usages.

 

Pour s’en assurer, 90 exposants, 2.500 participants venus du monde entier se sont donné rendez-vous à Nice pour toucher du doigt (et parfois par écran interposé) la société de demain. La ville durable. De l’emploi, de l’opportunité pour qui prendra le premier wagon. «En vérité, seuls les territoires interconnectés et durables pourront attirer les talents et les entreprises» conclut Christian Estrosi, qui plus que jamais mise sur une métropole-laboratoire. Attention toutefois au revers de la médaille : à force d’être bien connectés, bien aiguillés, bien compris et bien montés en neige dans le grand mixeur des statistiques, l’on pourrait bien devenir moins intelligents… que nos objets les plus usuels, dans une société non plus idéale, mais idéalisée. Il faudra cependant prendre le risque…

 

 

 

 


Isabelle Auzias