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journal n708 - 19/09/2013
Nouvelle orbite pour les Satellites
A loccasion des Journes du Patrimoine des startups, les 13 et 14 septembre derniers, ils ont inaugur leurs nouveaux locaux niois. Devant le succs du coworking, il a fallu pousser les murs

Le concept relève presque de l’utopie : travailler lorsqu'on le souhaite, comme on le souhaite, en s’épanouissant au contact d’autres entreprises, dans un environnement où tout est fait pour atteindre la performance dans le business collaboratif. Le coworking, plus qu’une nécessité économique, une nouvelle façon de s’organiser en rompant l’isolement.

A 26 ans, Nicolas Bergé a tapé dans le mille, et a ouvert il y a presque trois ans son premier espace à Riquier, épaulé par quelques disciples de la première heure. Certes, collectivités et institutions se sont depuis engouffrées dans le créneau, ouvrant leurs propres espaces de coworking au sein des pépinières, incubateurs et autre Business Pôle.

Mais pour Nicolas Bergé, il est une différence de taille entre le «public» et le «privé» : «leurs initiatives se concentrent sur les seuls créateurs d’entreprises. Aux Satellites, ça n’est pas le cas. C’est plus une question de choix personnel que de démarrage dans une activité.»

 

Des sept élus originels, ils sont aujourd’hui passés à 70, alors que cette fourmilière entrepreneuriale intègre les 210m² du 6, rue du Congrès à Nice, un ancien laboratoire d’analyses reconverti en open space chaleureux, où se bousculent idées et compétences.

Les fondus d’internet n’y représentent que la moitié des troupes, l’on y retrouve aussi des enseignants, des artistes, des photographes, des commerciaux et quelques innovantes startups promises à un bel avenir.

«La sélection des adhérents est naturelle, on vient ici pour partager une même culture, sans bureaux ni cloisons.» Mais avec une grande cuisine, où se nouent les relations ou partenariats les plus divers à l’heure de la pause.

 

Avec une croissance de trois à quatre nouveaux membres par mois, nos Satellites niçois n’ont pas fini de faire tourner l’économie locale. «Etre et travailler à plusieurs, c’est parfois une contrainte, mais c’est surtout un formidable générateur d’optimisme», confirme Nicolas Bergé, «et l’actuelle crise n’est pas la seule explication à ce succès.»

Signe tangible de l’efficacité du coworking : cette récente union célébrée entre deux adhérents, pour créer Tripster, une application qui déniche les meilleurs bons plans sur les pistes de ski, preuve que la collaboration peut parfois aller jusqu’au mariage des compétences et donner naissance à de belles initiatives. Alors, le coworking, anomalie entrepreneuriale ou précurseur augure d’une autre économie, toujours plus collaborative ?

 

 

 

 

 

 


Isabelle Auzias