««« Retour share
journal n°682 - 21/03/2013
Nice Jazz Festival > Cinq jours, cinq thèmes
Nouveau directeur artistique, nouveau mot d'ordre : privilégier les émotions aux étiquettes.

Trente concerts, trois par scène, cinq soirs d'affilée. Sébastien Vidal, qui succède à Harry Lapp à la direction artistique, a souhaité brasser les générations, les genres et les origines: des jeunes, des vieux, des américains, des asiatiques, des israëliens, des arméniens... Des nissarts et des estrangers. Qui joueront ensemble lors de soirées à thème, si l'on peut les qualifier ainsi.

 

On commence avec la transe : à Verdure, Jon Batiste and the Stay human band ouvriront le bal, en compétition avec Guillaume Perret & Electric Epic featuring l'azuréen Yoann Serra sur la scène Masséna. Suivront le trompettiste Christian Scott et Eric Legnini, qui laisseront la place aux têtes d'affiche. Deux écoles : d'un côté André Ceccarelli, le parrain de cette édition 2013, qui jouera son dernier projet Ultimo avec quelques jazzeux bien sentis mais aussi 35 musiciens de l'opéra de Nice. De l'autre : Earth, Wind & Fire, la formation originale s'il vous plaît.

Le lendemain, place au tempo, qui n'a pas intérêt à bouger pour une fois : pour le local, le Nice Jazz Orchestra jouera sur la même scène que le Manu Katché Quartet et Robert Glasper Experiment feat. Mos Def. Alors qu'à Masséna, la star, ce sera Ben Harper, avec l'harmoniciste Charlie Musselwhite.

En milieu de semaine, la canadienne Kellylee Evans ouvrira pour John Legend (neuf Grammies à son actif) avant les frenchies de C2C pour la touche djeun's, sous le signe de l'énergie. A Verdure, la sud-coréenne Youn Sun Nah se produira en quartet entre jazz, rock et chanson française.

Le jeudi, place au souffle, avec Maceo Parker, le bassiste ganté Etienne M'Bappé et le local Nicolas Vicaro à la batterie, pour terminer au théâtre de Verdure sur Chick Corea & the Vigil.

Pour le dernier soir, place à la (good) vibration. Le vainqueur du tremplin off ouvrira la soirée côté mer, soirée (et festival) qui se terminera sur Masséna avec Mister George Benson himself.

 

Une programmation qui allie «légende et modernité, expérience et jeunesse», pour Christian Estrosi, qui a donné quelques détails organisationnels : une capacité d'accueil de 9.000 personnes, soit 500 de plus que l'an passé, un village partenaires réorganisé... Mais si quelque chose ne change pas (outre la programmation un peu ressucée sur les premiers rôles...), ce sont bien les tarifs : «ils resteront les mêmes que ceux fixés en 2011, malgré l'augmentation du coût de la vie.»

 

 

 

Lizza Paillier

 


Du 8 au 12 juillet à Nice
Programmation complète et tarifs www.nicejazzfestival.fr