««« Retour share
journal n°681 - 14/03/2013
Nice : du stationnement intelligent, et un peu plus encore…
On peut aussi parler de paiement pas idiot, de services piétons et cyclistes, d’infos en tous genres. Quand l’horodateur devient un allié.

Du nouveau avec le dispositif Nice Park, destiné au départ à localiser les places de stationnement vacantes pour se garer au plus vite, et éviter de tourner en rond. Pour l’heure, l’expérimentation est en cours sur le quartier Raimbaldi-Notre Dame (1.000 places), où de révolutionnaires capteurs enterrés ont investi l’asphalte.

D’ici la fin de l’année, l’ensemble du grand centre devrait être couvert (soit 10.000 stationnements payants). Le principe : un smartphone (et pas n’importe lequel, Blackberry et vieux modèles à proscrire…), une appli gratuite, une pression de l’index pour remettre à jour en temps réel… En pratique, pas si facile : même si la place est géolocalisée, mille et une petites embûches compliquent le parcours pourtant tout tracé de l'automobiliste en mal de point de chute.

 

Non, la grande nouveauté est ailleurs: dans le paiement sans contact et à la minute près, avec message de rappel via téléphone mobile si, au grand jamais, l’on venait à dépasser la durée initialement prévue. Il y a bien sûr une contrepartie : si vous êtes au courant, la police municipale aussi…

Et puis, il y a ces horodateurs tout neufs, capables de débiter votre carte bancaire comme de vous donner les horaires ciné, de repérer le vélo bleu le plus proche ou d’accéder à une foule de services municipaux tout en reconnaissant le résident du visiteur occasionnel. A terme, ils feront même office de bornes wi-fi…

Pour Christian Estrosi et son premier adjoint, Benoît Kandel, il s’agit de redynamiser les quartiers centre, en favorisant l’accès aux petits commerces grâce à un turn over optimisé côté voitures. Un système «maison», breveté par la ville, et qui ferait déjà tout un tas d’envieux en France et à l’étranger… Selon de récentes et sérieuses études, 20% du trafic urbain seraient occasionnés par la recherche de places libres en surface.                     

 

 

 

 

Isabelle Auzias