««« Retour share
journal n°677 - 14/02/2013
Jacques Peyrat : «je ne reviens pas pour solder mes comptes»

Après Jean Icart mais avant Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice prend la plume pré-électorale. Souvent nostalgique, parfois vitriolée.

Lorsqu’on lui parle Municipales 2014, il dit y avoir pensé, certes, mais pas aux premières lignes : «je voulais surtout raconter 80 années, en France et à Nice, à travers une tranche de vie, la mienne…» D’où trois chapitres bien structurés, trois «joutes» pour trois arènes, l’une militaire, l’autre professionnelle, la dernière politique. Partout il y aura des adversaires, certains appréciés, d’autres conspués. «Ce livre, c’est aussi une revanche sur les médias… C’est rétablir la vérité : tramway, OIN ou Métropole, c’est du Peyrat, qu’on ne s’y trompe pas ! (...) D’ailleurs, si j’avais été réélu, la ligne 2 aurait été prête dès 2010.» Petite pique en passant. Son éviction du FN, son ralliement au RPR, sa chute, il explique. Il accuse parfois. «Toute ma vie et toutes mes actions s’inscrivent dans un moule forgé des mêmes valeurs : respect, honneur, travail, service, le sens de la Nation et de l’intérêt général» écrit-il en préambule, fidèle à ses piliers.

En marge de l’ouvrage, la question est évidente : pourquoi se représenter aujourd’hui, et retrouver «cette garce de politique, où avant de s’engager, il faudrait d’abord avoir fait la preuve de ses compétences dans le monde professionnel» ? (deuxième pique en passant) «Je veux achever le boulot. J’ai couché sur papier ce que j’ai voulu faire, ce que j’ai fait et ce qu’il me reste à faire.»

Une appréhension ? «Accepter le risque, c’est déjà en être préservé», écrit-il en parlant de l’Indochine. Une sentence qui pourrait tout aussi bien convenir aux joutes à venir. Niçoises cette fois.                  

 

 

IA

 

Les Joutes de l’arène, aux éditions Le Spot, 320p à 30€