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journal n661 - 18/10/2012
Ecobiz : la foire aux astuces est ouverte
Le rendez-vous des communauts virtuelles de la CCI dmarre sur les chapeaux de roue : du monde et un maximum dinfos pour les utilisateurs.

Déterminer sa cible clients et trouver la communication adéquate : site internet ou réseautage sauvage et sans limite, il s’agit bien aujourd’hui d’animer, d’intéresser, de dialoguer au plus près des consommateurs. Dans ce contexte de proximité et de partage, Twitter, Facebook et autres réseaux ont leur rôle à jouer: celui «d’appât», pour renvoyer ensuite les internautes sur le site officiel et provoquer l’achat. Pour Didier Généreux (IdealCom), ça marche, pour peu que l’on soigne ses animations, son marketing dédié. Jonathan Ravallec (La Pet Avenue) n’avait pas de stratégie quand il s’est lancé sur Facebook : faute! Seulement 3.000 fans... Loin de se démonter, il les interroge en direct sur l’intérêt d’une info distillée via les réseaux sociaux : partage de photos rigolotes de nos amis les bêtes, citations, le succès est immédiat et les commentaires s’enchaînent. Là-aussi, on s’éloigne du pur produit pour offrir du complément.

 

Pour Isabelle Cinquin (L’Oréal), la démarche va bien plus loin encore: et même jusqu’au Brésil, où la marque a rencontré trois millions de «Fans» Facebook en quelques mois, un objectif difficilement réalisable en imprégnation publicitaire classique. Et où le groupe international a créé des événements dédiés pour animer cette communauté du bout du monde.

 

Créer de l’événement via les réseaux, c’est aussi la stratégie de Virginie Moreira (Sacla France) : du maillage web pour une image qu’il reste à construire à l’échelon national. «Facebook a été un support supplémentaire, où l’on ne fait pas de la pub produit, mais où l’on fidélise nos clients. Ils attendent un partage qualitatif autour de nos sauces, des recettes, des astuces…» Le vrai secret : avoir des stratégies diversifiées, et en récolter les fruits sans trop chercher d’où vient l’afflux de notoriété. L’impact des réseaux est difficilement quantifiable, mais pourtant évident.

 

Alors, faut-il accepter de payer pour acquérir des Fans via Facebook ? «Non», répond sans hésitation Jonathan Ravallec. «La course au Fan ne mène nulle part. S’il ne s’implique pas, il ne sert à rien.» Pour Isabelle Cinquin, ce serait même dangereux, puisque ces Fans achetés ne correspondent pas à la cible visée. «Cela peut influencer par contre le reste de la communauté, qui ne se reconnaîtra plus.» L’Oréal s’appuie aussi sur ses Fans pour adapter ses produits suivant les pays (packaging, ciblage): d’où leur avantage face à de simples avatars, qui plus est payants. «Aujourd’hui, le client veut participer, il veut presque co-créer avec les marques. Et les réseaux y sont pour beaucoup. Aux entreprises d’en profiter, et de changer leurs stratégies en ce sens.  Aller sur les réseaux, ce n’est pas un risque, c’est une opportunité, pour améliorer la qualité, surtout pour les PME-TPE, qui s’offrent ainsi un véritable effet marque sans engager de budget marketing conséquent.»       


 

Isabelle Auzias