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15/02/2012
Boulangers : du pain sur la planche ...
Concurrence, crise, charges ... Les boulangers sont la peine !

  "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche" : Marie-Antoinette avait le mot pour rire et la solution anti-crise. Une idée lumineuse qui n'aura pas traversé les siècles, puisque les soubresauts de l'économie internationale impactent même les ventes des boulangers locaux. Et les professionnels azuréens des miches et autres croissants ne sont pas épargnés : depuis début 2011, dix mises en liquidation ont été enregistrées dans la profession et, rien que de juillet à fin octobre, les baisses de chiffre d'affaires étaient de l'ordre de 3 à 10%.

"En mars et avril derniers, nous pensions entrevoir un redémarrage après la crise, mais nous avons replongé dans une situation très difficile", s'inquiète le président de la Fédération des maîtres boulangers et boulangers-pâtissiers des Alpes-Maritimes, Claude Batel : "C'est en grande partie la conséquence de la chute du pouvoir d'achat des consommateurs, accentuée par le fait que les élus ne font rien pour relancer la croissance, qui permettrait d'embaucher et d'investir", regrette le président. "Le prix du pain est tributaire des charges, il faut que les pouvoirs publics entendent ce cri d'alarme des petits artisans et commerçants, et prévoient d'alléger les prélèvements sociaux et fiscaux".

Claude Batel invoque aussi la "concurrence déloyale" à laquelle sont exposés les artisans, entre dépôts de pain, grande distribution, supérettes... Mais sur ce ressort, il ne tient qu'aux rois de la farine de surprendre et de séduire le client, en proposant des produits de meilleure qualité que leurs concurrents, et à s'adapter aux évolutions des attentes des consommateurs.

Lucie Lautrédou