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journal n717 - 21/11/2013
Barreau de Nice : coup de jeune sur le CUM
La traditionnelle Confrence du Jeune Barreau, couple la rentre solennelle des ans runis, a donn lieu de joyeuses joutes verbales autour dun sujet matris : la parit sous la robe

Presque timide, visiblement émue : Michèle Cotta, fille de Jacques, retrouvait en ce 15 novembre animé ses origines niçoises… et tout particulièrement Me Paule Rey-Joselet, doyenne du Barreau «pour au moins 10 ans encore», venue embrasser la fille «du plus grand avocat de tous les temps, qui faisait pleurer les gardes mobiles dans les boxes du palais de justice. Un exceptionnel maire de Nice, aussi, et le père de notre petite Mimi !» Hommage général à Jacques Cotta, la salle se lève et l’on se souvient.

 

 

 

Une après-midi marquée aussi par la signature d’un protocole d’accord avec le Barreau de Madrid, pour compléter le partenariat déjà en cours avec Milan, impulsé par le Bâtonnier Randon.

En ce lieu tout symbolique, porté par la pensée de Paul Valéry, il aura beaucoup été question de Méditerranée, à l’heure du discours final de Mme le Bâtonnier Mouchan, qui s’apprête à céder ses fonctions à Me Valentin Cesari.

Requiem sur l’absence de formation complète à Nice pour les futurs avocats («l’un des enjeux forts de mon successeur désigné»), sur l’inexorable éloignement d’une Cour d’appel qui pourtant, dans l’histoire, avait trouvé sa place à Nice… Pour revenir aux affres du temps présent, où «la justice est plus que jamais le parent pauvre du pays, avec des avocats discrédités, qui doivent donner de plus en plus et gagner de moins en moins.»

 

Militante, Me Marie-Christine Mouchan, à l’heure des premiers adieux. Qui enchaîne : «la réforme-punition de la procédure d’appel (2012), ou depuis quelques mois la restructuration des écritures, avec même un modèle de conclusion type… Bientôt, il suffira de cocher des cases. Est-ce ainsi que l’institution judiciaire redeviendra un pilier crédible de l’Etat ? C’est à nous d’inventer une culture juridique européenne, au service de tous les justiciables, d’être compétitifs et de nous emparer de nouveaux outils mis à notre disposition, comme la médiation ou la rédaction d’actes.» Standing ovation !

 

 

 

 

 

Thémis aurait-elle lâché la balance pour le chronomètre, comme le dit le Bâtonnier Fontibus ? Les débats sont ouverts et les confrères en ordre de marche pour défendre statut et honneur de la profession. «Il faudra rester vigilants, pour l’avenir de nos jeunes confrères en particulier».

Ceux-là même qui sont venus s’affronter, représentés par les premier et second secrétaires de la Conférence du Jeune Barreau, issus d’une drastique sélection sur le concours d’éloquence:

Me Jean Raphaël Demarchi et Me Myriam Houam auront donné de leur respective personne pour enrayer une guerre des sexes qui aura amusé Mme la Bâtonnière du barreau de Madrid, Sonia Gumpert : sur les 80 barreaux espagnols, seuls six sont actuellement dévolus à des hommes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Isabelle Auzias