««« Retour share
journal n°709 - 26/09/2013
Baptême de 1000 feux pour l’Allianz Riviera
Le nouveau chaudron n’a pas manqué son départ : 4 à 0 contre Valenciennes, et sur le terrain comme en tribunes, les Niçois ont du caractère. Ils l’ont largement montré.

Il y aura d’abord eu cette «pré-inauguration» entre édiles, le samedi après-midi, qui aura évité de plomber par de trop longs discours et remerciements l’ambiance d’un match historique. Notre nouveau préfet y aura montré ses talents d’orateur et son humour certain, salué par la Marseillaise des pompiers niçois.

Il y aura eu ensuite cette énorme ferveur populaire dominicale, dans un stade quasi-plein où tout le monde voulait être.

 

Première impression, oui, l’ambiance y est, et l’acoustique impeccable sert les fanas du ballon rond, tribunes nord et sud se répondent en écho parfait, chacun a trouvé sa place, naturellement, des VIP aux ultras.

Le match ? Un sans faute, un score sans appel, des Aiglons survoltés, portés par un public heureux.

Le président Rivère fait les 900 pas au bord de sa nouvelle pelouse, visiblement ému. Pour Christian Estrosi, c’est un marathon inter-tribunes. Et pour Eric Ciotti, c’est un départ anticipé dès le coup de sifflet final : on a beau se répéter que tout est prévu pour éviter les bouchons du retour, on n’est jamais trop prudent…

Côté boulot pur et dur, l’on est moins détendu que les supporters. Les couloirs sont longs et les portes nombreuses, il faudra apprendre à connaître les entrailles de la bête et à maîtriser les étages, la première saison promet d’être coton. Que le Ray semble loin…

 

 

 

Et puis, la mouche dans le lait, sans pour autant gâcher la fête : guitare en main, Patrick Bruel foule l’herbe de l’OGCN, c’en est trop pour les plus affûtés, un supporter avéré du PSG vient pousser la chansonnette devant 35.000 Rouge et Noir ! On sort les noms d’oiseaux, les chants de partisans, les doigts levés bien haut. Sous la huée générale, c’est l’hallali avant l’heure, c’est le PSG qui abdique et qui rejoint les coulisses.

"J’m’attendais pas à ça", aurait pu entonner l’invité d’honneur avant de prendre la poudre d’escampette, mais le cœur n’y est visiblement pas pour qui est habitué à une autre claque…

 

Spectacle pyrotechnique (gentillet), et c’est déjà la fin. L’après-midi a filé comme sur une autoroute, écharpe au vent et cœur léger. Il s’agit alors de s’extirper du secteur.

Les bus ? La vraie bonne idée pour rejoindre le centre ville. Le scoot ? Oui mais parfois périlleux, on emprunte les trottoirs et les bords de route, c’est la seule façon d’avancer. La voiture? C’est vraiment pas gagné, plus à cause des stationnements sauvages que de la circulation en elle-même, plutôt bien gérée par une maréchaussée tout sourire, et c’est déjà une petite victoire.

Bouchons ou pas, ce fut quand même un beau dimanche à la campagne… Et une chouette inauguration. Tiens, si on s'donnait rendez-vous dans dix ans ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Isabelle Auzias