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journal n°657 - 14/09/2012
SBM : un bilan mitigé
Une hôtellerie-restauration en bonne forme, un secteur des jeux en berne, suite aux défections italiennes. De quoi revoir quelques prétentions. Sans plus…

Pas d’excès de pessimisme pour la toute puissante Société des Bains de Mer, baromètre de l’activité touristique en Principauté. Les comptes, déjà publiés, n’ont pas fait pâlir les actionnaires, certes avertis, rassemblés en Assemblée générale le 14 septembre dernier à l’Hermitage. Oui, l’année fut difficile, l’exercice déficitaire, et l’activité des jeux en ligne (Betclic Everest Group) reste impactée par les lourdes taxations imposées par des pays comme la France. Conséquence : pas de dividendes pour nos actionnaires cette année, qui ne toucheront que l’intérêt statutaire de rigueur (0,01€ par action). Et maintien du plan de relance initié en février 2012, qui avait déjà provoqué un léger sursaut du chiffre d’affaires, épaulé par les belles performances de l’hôtellerie, en forte hausse cet été sur le secteur individuel.


Côté investissements, on se recentre sur la seule Principauté, avec des efforts consentis sur les infrastructures casinotières, le renaissance programmée du quartier du Sporting d’hiver (4.850m² de boutiques de luxe, des résidences haut de gamme, des bureaux, des espaces de conférences…), la rénovation totale du Balmoral, face au Rocher, en appartements de très grand luxe. Coup de frein par contre à l’étranger, où plus aucune implantation n’est pour l’heure programmée.

 

Pour Jean-Luc Biamonti, président de la SBM, une seule opportunité pourrait attiser les convoitises du groupe : un beau casino au cœur de Londres…
L’embellie s’est bel et bien faite sentir, «mais une hirondelle ne fait pas le printemps», tempère Jean-Louis Masurel, directeur général (administrateur délégué). Le recul très net de la clientèle italienne, la mauvaise posture de la France devant la croissance et une crise qui s’étend et se fige ne sont pas de bon augure. Il faudra donc perdurer dans l’effort interne. Les équipes commerciales sont sur le front.                                  

 

Isabelle Auzias