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journal n693 - 06/06/2013
ZAC Saint-Antoine : exemplaire !
Unanimit pour linauguration du tout nouveau quartier de Cap dAil qui mordille sur le territoire mongasque. Un cri du cur dautant plus unanime que ct investissements, cest la Principaut qui rgale

De la Basse corniche, difficile de se rendre compte : il faudra se placer côté Stade Louis II pour découvrir cet aménagement de deux hectares pour partie à flanc de colline, édifié sur les friches de délaissés SNCF et d'une ancienne usine à gaz. L’objectif était double : densifier la ville (équipements, logements, bureaux, commerces) et permettre de désenclaver les quartiers de Fontvieille (Monaco) et de Marquet (port de Cap d’Ail).

 

Aux commandes, GFC Construction et Cirmad, filiales de Bouygues, Miraglia, Richelmi, et une quarantaine de sous-traitants principalement azuréens ou monégasques, pour reprendre un projet vieux de 30 ans, d’abord abandonné, puis revisité en mode développement durable par ordre princier. Au détail : un parking public de 730 places (plus bus et poids-lourds), une liaison routière en large colimaçon entre la Basse corniche et Fontvieille, une école, un stade bouliste couvert, quatre immeubles d’habitation (54 logements pour actifs et 12 sociaux), commerces en pieds, un ascenseur panoramique pour l’accès à la plage et au port, un gymnase, un hectare d’espaces paysagers…

 

Six ans de travail pour aboutir à ce satisfecit général, pour une enveloppe de 200M€ payée presqu’intégralement rubis sur l’ongle par la Principauté voisine, qui s’adjuge la partie logements pour actifs, le parking, les équipements sportifs et les locaux commerciaux (6.000m²). A la Métropole de gérer l’entretien de la voie Marquet. Quant à la commune de Cap d’Ail, elle aura déboursé la très modique somme de 200.000€ sur ses fonds propres. Me Xavier Beck est un maire heureux… Certains diront même sacrément veinard en ces temps difficiles. Christian Estrosi est content itou: il récupère 300m d’accès routier livrés clef en mains sans débourser un kopek. Eric Ciotti est lui-aussi ravi de ce montage financier qui ne sollicite pas la manne départementale.

 

Et le Préfet Mirmand citera même quelques classiques, invoquant Le Corbusier (habiter, circuler, travailler, se distraire, les quatre piliers de la ville contemporaine) et Aristote pour son principe de vie harmonieuse dans la cité, au delà du seul bâti. Le Prince, lui, est souriant mais discret pour cette petite escapade à l’étranger et aura l’évident privilège de couper le ruban tricolore inaugural. Il est un peu chez lui quand même. A Monaco, on n’a pas de place, mais on a des idées pour loger ses salariés.

 

 

 

 

 

 


Isabelle Auzias