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journal n°696 - 27/06/2013
Vente ŕ la bougie, allumez les feux…
La pratique est ancestrale, mais le regain nouveau pour ces ventes aux enchčres oů il faudra, au préalable, bien se renseigner sur les valeurs locales du mčtre carré.

Pour ce premier rendez-vous fixé par lesencheresimmo.com (portail national de l'enchère immobilière), direction l’étude de Me Florence Coiquaud, à Cannes, où une salle dédiée attendaient les participants en toute convivialité. Ils étaient une vingtaine pour ce galop d’essai, certains venus juste «pour voir» une vente à la bougie. Pour beaucoup, une grande première… Pour les potentiels acquéreurs, qui avaient pris le soin de visiter les lots proposés au préalable, il aura fallu déposer son obligatoire chèque de consignation, dont le montant dépend de la valeur du bien. Chèques qui seront restitués en fin de séance à tous ceux qui ne seront pas déclarés adjudicataires.

 

Concises explications préalables de Me Coiquaud, garante de cette première vente où cinq appartements sur le secteur cannois étaient à l’honneur : chaque enchère devra être au minimum un multiple de 2.000€ (ou plus suivant les sessions), et l’adjudication est prononcée en faveur du dernier enchérisseur, le plus offrant, sans surenchère possible dès lors que la dernière flamme se sera éteinte. Si et seulement si… le prix de réserve fixé par le vendeur est atteint : bon à savoir, car la vente est du même coup bien sécurisée, avec un prix en adéquation avec le marché alentours, d’où le soin à apporter en amont à cette évaluation pour proposer une offre cohérente lors de la vente, où il n’y aura ni mise à prix, ni annonce de ce fameux prix de réserve.

 

Dans la pratique, une vente à la bougie ? Un ustensile dédié de deux mèches, pour des «feux» qui durent entre vingt et trente secondes (cela va parfois très vite si les enchères s’enchaînent…), dont l’extinction est signalée par une fumée bien visible (voir notre vidéo). Il faut attendre deux fumées successives sans enchère pour prétendre à l’adjudication (si le prix de réserve fixé par le vendeur est atteint). Généralement, une vente n’excède pas les 20 minutes.

C’est à l’acquéreur de s’acquitter des frais (à défaut d’adjudication, les organisateurs de la vente). Si accord il y a, l’acquéreur (qui est immédiatement propriétaire) a 45 jours à compter de la vente pour payer son dû au vendeur, qui lui remettra alors les clefs. La jouissance est donc différée jusqu’au paiement, avec obligation d’assurance pour le vendeur. Si le bien n’est pas vendu libre (clause de séquestre), la somme ne sera pas remise au vendeur avant qu’il n’ait vidé les lieux (avec probables pénalités).

 

Prochain rendez-vous pour lesencheresimmo.com : le 6 juillet, toujours en l'étude de Me Coiquaud, et séance de rattrapage le 28 septembre .         

 

 

 

Isabelle Auzias