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journal n°682 - 21/03/2013
Quand collectivité rime avec attractivité
C’est l’équation résolue par Antibes-Juan les Pins, ŕ l’amorce d’une saison estivale particuličrement attendue. Jean Leonetti s’en explique.

Nous sommes dans une dynamique d’investissement, une vision purement keynésienne qui fait que nous avons consacré 250M€ aux travaux sur la ville. Ce que l’on pourrait qualifier de relance assez classique…» Oui mais à Antibes, point de relance sans petit coup de pouce. Pour Jean Leonetti, même si les traditionnelles et administratives aides à l’économie et à l’embauche fonctionnent (Mission locale, Maison de l’emploi…), il s’agit d’aller un peu plus loin. Ce qui passe bien sûr par ces lourds investissements, qui auront bientôt leur impact induit sur l’emploi: «un palais des congrès avec une zone commerciale, c’est 100 postes à la clef. Un terrain que l’on vend à Castorama pour qu’il devienne le premier centre national, encore 100 emplois. Lorsque l’on ouvre une maison de retraite médicalisée publique, 100 emplois aussi… C’est cela, l’investissement, c’est toute une série d'infrastructures génératrices d’activités supplémentaires, et nous ne sommes pas sur des fonctions spécialisées à haut niveau d’études. Pour celles-là, nous avons Sophia, ses startups et le Business Pôle.»

 

Mais ce que souhaite également Jean Leonetti, c’est accompagner d’autres entreprises, les petits commerces en particulier, sur le centre ville ou sur Juan, surtout en ces périodes de lancinante crise. Pour ce faire, quelques pistes désormais exploitées, après vote du dernier Conseil municipal : «des aides complémentaires, qui sont diverses et variées. D’abord la priorité sur une meilleure gestion du stationnement. No parking, no business… En attendant les 600 places du Pré aux Pêcheurs, sous les remparts, et pour conforter le système de places gratuites en proche périphérie (comme à Vauban) avec navettes (gratuites aussi) vers le centre, nous avons réfléchi à une mesure offrant une demi-heure sur l’ensemble des parkings de surface. L’objectif reste de renforcer l’attractivité et de favoriser la rotation des véhicules.» Une mesure qui devrait prendre effet avant la saison.

 

Autres pistes, toujours en zones à forte densité de chalands : «une augmentation de l’occupation du domaine public à visée commerciale, autrement dit des terrasses un peu plus vastes pour profiter au mieux de l’été. Nous avons aussi tranché en faveur d’un gel de diverses taxes communales pour 2013 et jusqu’à la fin de la crise. Ces mesures peuvent paraître anecdotiques, mais elles sont pour beaucoup dans la tranquillité d’esprit collective, face à une année que l’on sait déjà difficile. Une sorte de stratégie de confiance… Et une meilleure rentabilité pour la saison estivale qui vient.» Qui commencera même un peu en avance, dès les vacances de Pâques.                                

 

 


Isabelle Auzias