««« Retour share
22/06/2012
test02
test02

Les professionnels du tourisme la réclamaient à corps et à cris : la cathédrale russe, joyau de l’architecture orthodoxe, l’une des plus belles au monde, va rouvrir grand ses portes au 1er juillet prochain. Edifiée entre 1903 et 1912 à la volonté du tsar Nicolas II, consacrée depuis un siècle tout juste, la cathédrale niçoise aux rares icônes fut classée dès 1987, puis ballottée au gré des procès, d’abord gérée par l’association cultuelle de Nice, puis reprise par la fédération de Russie en 2011, rattachée de fait au Patriarcat de Moscou. Des tribulations judiciaires couplées à d’importants travaux qui l’avait contrainte à fermer ses portes au public en septembre dernier, au grand dam de l’Office de tourisme : 273.427 visiteurs comptabilisés en 2010 (source CRT), ça n’est pas rien. Et, du vécu-même d’Isabelle Defoly, directrice des relations clientèle, «une frustration pour nos touristes, qui se montraient très déçus de ne pas pouvoir la visiter.» A l’aube de l’été, Saint-Nicolas la magnifique, sa chapelle, ses 300 icônes et ses 2.950m² de parc attenant sont fin prêts. Mais l’archiprêtre Nicolas Ozoline, recteur de la cathédrale depuis son retour dans le giron de la fédération, se veut clair : elle est et doit rester un lieu de culte, culte qu’elle assure sans interruption depuis plus de 90 ans, «même si nous sommes fiers de participer à la vie de la ville.» Une ville qui, en contrepartie, s’occupera désormais de l’entretien des jardins. Cerise sur le gâteau : l’entrée est désormais gratuite (au lieu des 3€ traditionnels), tous les jours de 9h à midi et de 14h à 18h. Une victoire pour Christian Estrosi, qui souhaitait en faire «l’équivalent des autres musées niçois». Une victoire partagée par l’archipAlexandre Orlov (ambassadeur de la fédération de Russie en France) et Eric Ciotti, qui ont suivi la visite de l’archiprêtre Nicolas Ozoline en ce radieux 15 juin. A quelques mois du centenaire de sa consécration (en décembre 2012), Saint Nicolas poursuit son grand lifting, pour une rénovation intérieure et extérieure financée par l’Etat russe et de généreux donateurs. Isabelle Auzias