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journal n713 - 24/10/2013
Rencontre > Henri Guaino sur le vif
Invit par l'association AGIR s'exprimer devant diffrents publics azurens, l'minence grise de Nicolas Sarkozy n'a pas fait dans la politique politicienne, et s'est laiss guider par ses "parts de vrit", forcment tranches.

Amphi de l'IUT niçois, sur les hauteurs de Fabron. Première étape pour le voyage azuréen d'Henri Guaino, emmené par Philippe Buerch, président-fondateur d'AGIR, instigateur de cette impromptue rencontre avec les étudiants en préambule à la traditionnelle conférence cannoise organisée chaque année par l'association.

 

Côté intérêt politique de la jeunesse, rien n'est gagné, et se murmurait dans les couloirs qu'il s'agissait là du ministre de l'Education...

La surprise passée, cap sur le cours magistral, où l'homme, aussi à l'aise à l'oral qu'à l'écrit, aura su mettre à l'aise sans promettre des jours meilleurs. "Je ne suis pas venu vous faire rêver, ça n'est pas mon métier, mon travail, c'est de vous dire ma part de vérité, de sincérité. L'optimisme, c'est une facilité qui consiste à peindre en rose l'avenir pour se rassurer."

 

Et Henri Guaino n'a rassuré personne. Mais motivé, certainement. Haro au jeunisme (il fallait oser), et place à la volonté de faire un monde meilleur en le regardant bien en face. "Politiques, patrons, c'est tous ensemble qu'il faut réussir. Que vous ayiez envie d'aller ailleurs, c'est tout à fait normal. mais surtout, revenez, car la France, si elle a beaucoup de défauts, a aussi pas mal d'atouts."

 

Et de mettre en avant l'un de ses thèmes de prédilection, la Nation, avec ses spécificités, son patrimoine culturel et social : "depuis une quarantaine d'années, nous sommes persuadés que puisque nos problèmes économiques sont les mêmes, il faut les traiter de façon identique. Rien de plus faux. Et ça ne nous mène pas du tout à une uniformisation du monde, mais à un aplanissement intellectuel et moral qui nous emmène plutôt à la crispation identitaire."

La messe est dite. Think global, non merci... 

 

Et l'Europe dans tout ça ? "De toute façon, ça ne peut pas continuer comme ça. Est-ce qu'il ne faut pas d'union du tout, je ne le crois pas. Est-ce qu'il faut en faire une autre, certainement. On ne peut pas être le seul endroit au monde où il n'existe pas de politique monétaire, ni de politique commerciale ou industrielle. Sans aucune protection ni frontières, à l'intérieur comme à l'extérieur. On ne peut pas rester le vieux continent qui sert de variable d'ajustement à toutes les autres politiques..."                            

 

 

 

 

 

 

 

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