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07/02/2012
Premire mtropole, premier maire
Un jour historique, clame le maire Christian Estrosi aprs avoir t lu...

ll_metropole_bas_de_p5_3_300Avant même l’ouverture du scrutin, ce matin,  il a le sourire de ceux qui savent qu’ils ont gagné d’avance. Lundi 7 janvier, vers 10h, Christian Estrosi partage avec 127 autres conseillers métropolitains les bancs fraîchement rénovés d’un Centre Universitaire Méditerranéen plein à craquer. C’est qu’ils sont venus nombreux assister à l’élection du premier président de la première métropole de France. C’est donc sous les yeux de ses homologues et logiques adjoints -Gaston Franco, Louis Nègre- mais aussi de personnalités locales -Dominique Karsenty, présidente du TGI de Nice ou Dominique Estève, président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie- que le député-maire de Nice a été élu, sans surprise aucune.

Christian Estrosi, Christian Estrosi… Son nom aura résonné 111 fois au moment du dépouillement. Sur 128 participants, 94,9% des 117 suffrages exprimés auront donc fait confiance au 1er magistrat de la principale ville de la Métropole Nice Cote d’Azur. Onze élus se sont abstenus, six ont voté blanc.

En ouverture de séance, Robert Injey (Parti Communiste) a justifié son choix : «C’est la concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul», affirme-t-il. «Je veux dire à ceux qui n’ont pas voté pour moi que je les respecte», lui a répondu un peu plus tard Christian Estrosi, «c’est la loi de la démocratie, et je veillerai à ce qu’elle vive.» Une démocratie à garantir au sein d’une entité regroupant 550.000 administrés répartis sur 46 communes, de Marie (85 habitants), à la géante, Nice, des montagnes au littoral. Un territoire qui compte également plus de 62.000 entreprises, qu’il va falloir encourager. En 2008, la population active comptait plus de 335.000 personnes des rives de la Méditerranée à la cime de la Bonnette, dont près de 26.000 chômeurs (chiffres INSEE). «Dans les 25 prochaines années, nous créerons 50.000 emplois» avance Christian Estrosi avant de saluer les populaires fleurons (dans le sens de célèbres) de l’exportation azuréenne. «La Métropole doit être là pour renforcer leur compétitivité, l’attractivité de notre territoire, améliorer la balance du commerce extérieur du département et augmenter le PIB des Alpes-Maritimes.» Si, comme le rappelle le président, Métropolis signifie «point à partir duquel tout se mesure», reste à espérer que le retour de la croissance s’évaluera… depuis les Alpes-Maritimes.

Lucie Lautrédou