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journal n°676 - 07/02/2013
Pacte Eco : la caravane de l’espoir
Le préfet de Région fait le tour des popotes pour expliquer aux chefs d’entreprises les mesures-phares mises en place par le Gouvernement. CCI cette semaine, et dans un deuxième temps, Chambres de métiers et d’agriculture.

 Du beau monde en salle des séances de la Chambre de commerce et d’industrie Nice Côte d’Azur en ce 1er février pour débattre des «35 mesures concrètes en faveur de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi» en compagnie d’Hugues Parant, préfet de la région PACA, et de son homologue maralpin Christophe Mirmand. L’occasion, pour le président Kleynhoff, d’enfoncer le clou côté Nouvelle Ligne Ferroviaire (NLF), le combat du moment, autre facteur de compétitivité locale.


Objectif avoué des instances régionales : «fédérer un collectif pour redresser notre économie. Et nous avons reçu des consignes précises pour cela», souligne le préfet Parant. Qui visiblement arrive en terrain conquis et déjà informé. Petit cours magistral de macro-économie en ouverture, rebond sur le rôle des collectivités locales dans l’investissement, et pour rester dans le jeu collectif, tactiques défensive et offensive à adopter d’urgence: défensive sur l’emploi, coup franc sur la croissance. «Oui, nous devons aller au devant des entreprises qui connaissent des difficultés passagères ou structurelles», ce qui passe pour le préfet par un possible étalement des charges fiscales et par des relations améliorées avec les banques grâce au salvateur médiateur de crédit. Des mesures concrètes, certes, mais qui sur le terrain sont encore sous-utilisées au vu des statistiques observées. Le fameux médiateur ne croule pas sous les dossiers, loin s’en faut : manque de confiance ? Défaitisme ?


Côté offensif ? Crédit d’impôt bien sûr, mais surtout avènement prochain de l’attendue BPI (Banque Publique d’Investissement), «qui prendra en compte les spécificités régionales. C’est la solution, l’effet déclencheur pour motiver les autres établissements bancaires.» En direction des PME-TPE, «la mise en place d’une nouvelle garantie publique pour leur apporter plus de 500M€ de trésorerie, une lutte efficace contre l’allongement des délais de paiement, une réforme de la fiscalité de l’épargne, et l’accès facilité aux marchés de capitaux.» Bonne nouvelle : les quatre filières mises en avant par ce Pacte de compétitivité nous sontplutôt favorables : santé et économie du vivant, technologies génériques et numériques, transition énergétique ou sécurisation des échanges informatiques, nous possédons bel et bien quelques atouts in situ.


L’on aura aussi évoqué la simplification et l’accélération des procédures administratives, «car il faudra être plus réactifs pour aller chercher les marchés. Aujourd’hui, avec la crise, même l’Etat va devoir faire sa révolution culturelle.» Stabilisation des réglementations et de la fiscalité pour les entreprises? Un vœu pieux sans cesse renouvelé, désormais porté par l’Etat…