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journal n°696 - 27/06/2013
Marchés publics : l’Etat passe à l’offensive
Et fait passer le message en province, avec le déplacement de Jean-Lou Blachier ce mercredi à Nice, à l’occasion de l’assemblée générale de l’UPE 06. Objectif : rencontrer les patrons azuréens.

Le médiateur national des marchés publics est donc de retour dans le Comté, deux mois après une première prise de contact facilitée par une évidente proximité avec la CGPME 06. Il avait alors écouté les doléances des entreprises devant la complexité des appels d’offres émanant du public, et surtout devant le manque de communication récurrent entre potentiels partenaires. Communes, agglos, collectivités territoriales ou gros porteurs (comme les hôpitaux), Jean-Lou Blachier aura cette fois rencontré les principaux acheteurs publics du département, se félicitant de l’existence d’une cellule de suivi de la commande orientée vers le BTP local, dévolue à recueillir le maximum d’informations sur les différents marchés proposés par les collectivités pour les transmettre à nos entreprises. «Trois rencontres par an, pour présenter à titre prospectif les opportunités à venir», souligne Gérard Gavory, secrétaire général de la Préfecture.

 

Jean-Lou Blachier se veut sur-motivé : «ma mission, et c'est le souhait de François Hollande, reste d’être un facilitateur sur les 200Mds€ de marchés publics à distribuer. Un outil dans la boîte à outils… Aujourd’hui les entreprises ont des déficits terribles sur leurs carnets de commandes. Via l’attribution de marchés publics, nous pouvons contribuer à leur pérennisation. En leur offrant plus de visibilité, plus de conseil, pour répondre vite et bien aux offres. Et avoir de vrais impacts sur l'emploi.» C’est donc un peu plus que de la médiation, sans que personne ne s’en plaigne…

 

Et il y aurait moult pistes, éprouvées dans d’autres pays européens, sur lesquelles nos édiles devront se pencher pour relancer la machine française : sans parler d’outrancier protectionnisme, serait-il envisageable d’instaurer, comme en Allemagne, un label «national» certifiant les matériaux fabriqués en grande majorité sur place et agréés de fait par les assurances ? Une norme de sécurité GS, déjà en vigueur chez nos cousins Germains, qui n’a pas en outre déclenché les foudres de l’Union européenne. Alors, pourquoi pas chez nous ? «Il faut y réfléchir», soutient Jean-Lou Blachier. Sans doute au sein de l'un des cinq groupes de travail dédiés, mis en place pour définir problèmes et solutions made in France, placés sous la haute autorité d’Arnaud Montebourg pour un redressement productif et progressif de notre économie.

 

 

 

 


Isabelle Auzias