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journal n681 - 14/03/2013
Immobilier, 2013 dans le rouge
Les transactions s'effondrent, pas les prix. Une situation inquitante pour la Chambre des notaires des Alpes-Maritimes, qui livrait cette semaine ses annuelles statistiques et tendances sur ltat du segment.

En 2012, -17% sur les ventes (conclues) d’appartements dans l’ancien : pour nos professionnels, la conséquence directe des mesures fiscales défavorables à l’investissement immobilier, qu’il s’agisse de l’imposition des plus-values, des revenus fonciers taxés ou des alignements résidents/non résidents opérés. S’ajoutent bien sûr les effets de la crise, peu propice à engager le potentiel acquéreur. Côté banques, c’est le paradoxe : des conditions d’obtention de crédit qui se durcissent, pour des taux d’intérêts historiquement bas. Mais voilà, aujourd’hui, sans capital de départ (aux alentours des 30%), pas de prêt…

Pourtant, pour Me Hervé Paillard, actuel président de la Chambre départementale, il reste possible de se loger dans les Alpes-Maritimes à des prix «raisonnables» (entendez quand même 3.500€/m²) : «oui, nous sommes la région la plus chère de France après Paris. Mais notre moyen-pays reste abordable.» Et de noter que la grande majorité des achats enregistrés se font en faveur de «locaux» (pour exemple, 65% de Niçois pour Nice en 2012, auxquels s’ajoutent 18% de Maralpins).

 

Pour 2013 ? Rien de franchement encourageant: «après le ralentissement fin 2012, nous allons clairement vers une chute des transactions de l’ordre de 30%, qui confirme ce que nous observons depuis le début de l’année. La situation va devenir ennuyeuse pour les acteurs de l’immobilier.» Et pour nos collectivités locales, qui vont largement y perdre en droits de mutation. Finies aussi les ventes prestigieuses: la Leopolda est toujours sur le marché, mais les offres se font attendre… «Et ce n’est pas seulement dû à la crise. je l'ai dit, nous payons aujourd’hui trois ans de politique fiscale défavorable à l’investissement immobilier. Et rien ne changera tant que l’on ne rendra pas une certaine stabilité fiscale aux gens. L’impôt tue l’impôt, nous sommes en train de le vérifier…» Quant à une éventuelle baisse des prix… Rien au programme dans des fourchettes capables d’inverser la tendance.


Côté interne ? «Les études ne dégraissent pas encore, nous essayons de préserver l’emploi, grâce à d’autres missions hors immobilier».                

 

 

 

 

Isabelle Auzias