««« Retour share
journal n°689 - 07/05/2013
Et si augmentait notre pouvoir d’achat ?
Les Directeurs Commerciaux de France y réfléchissent avec Jean-Philippe Ackermann (Vivaldi Conseil, créateur de patrimoine), l’un des leurs, invité d’honneur d’un récent déjeuner où les échanges sont allés bon train.

Une constante : on ne vit qu’une fois. «Et c’est déjà le début de la finance» pour Jean-Philippe Ackermann, qui campe en une courte introduction le décor. «Il faut se donner les moyens de faire les choses. Et l’argent est un moyen.» Voilà qui coupe la chique à notre sacro-sainte morale judéo-chrétienne, qui pourrait bien être l’une des causes de notre actuel marasme…

 

Coach en réussite aux moult agréments, Jean-Philippe Ackermann est un optimiste patenté. Un virus qu’il voudrait volontiers transmettre. «Un pays morose court à sa perte», prévient-il. «On ne réussit pas en fixant le trottoir ou en regardant le passé.» Et oui, n’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure, les solutions existent. Les DCF pourraient même en détenir une toute simple: augmenter son pouvoir d’achat, cela peut passer par un développement par la recommandation, et la force du réseau est en marche. «Qu’est-ce que c’est, le pouvoir d’achat ? C’est la différence entre les recettes et les charges… D’où trois possibilités : augmenter ses recettes, baisser ses charges, ou… combiner les deux. C’est tellement basique que souvent, on pense plutôt : il faut que je gagne plus...» Certes.

 

Mais qu’est-ce qui nous motive vraiment dans cette irrépressible envie de réussite professionnelle ? «Nos besoins. Vitaux (dits physiologiques) mais aussi la sécurité (relation au travail), l’appartenance, l’estime, la réalisation. Et à partir du moment où on touche au pouvoir d’achat, on touche à ces besoins physiologiques, à la sécurité, à l’avenir.» D’où démotivation. Et spirale infernale pour qui tente d’accéder au bonheur, puisque ce maudit pouvoir d’achat est toujours inférieur à nos rêves, nos envies. Réduire sa part de rêve ? Attention, la frustration guette. Alors ? Trois pistes seront évoquées par Jean-Philippe Ackermann : savoir gérer sa réussite financière, se constituer un complément de revenus, et enfin clarifier les stratégies et solutions -toujours financières- qui s’offrent à vous.

 

La bonne gestion ne s’apprend pas, tout au moins à l’école. Il faudra faire sa propre formation, aidée ou pas. Pour les compléments de revenus, cap sur les réseaux d’affaires : si tu m’amènes du travail, je te reverse une obole à la hauteur du marché conclu. Certains le font déjà. Contractuellement. Quant à clarifier les situations, notre conférencier ne sera pas tendre avec les banques, «qui vendent le produit du mois au lieu de trouver des solutions» (ouf, pas de banquiers dans la salle). «Des alternatives patrimoniales existent désormais, avec toute la sécurité requise. C’est un choix : on ne veut pas forcément gagner, mais on ne veut rien perdre… La rentabilité s’en ressentira. Mais côté disponibilité, pas de problème, même sur du court terme (produits à revenus trimestriels, voire mensuels), avec un capital sécurisé à 100%.»

 

Autour de la table, il reste bien quelques sceptiques. Mais une chose est sûre : s’il s’agit de s’auto-recommander, les DCF sont prêts. Un peu de beurre dans les épinards n’a jamais fait de mal, surtout entre convives de bonne compagnie…

 

 

 

 


Isabelle Auzias