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journal n°674 - 24/01/2013
DG2 : quand l’entreprise imite la nature, et réussit son coup
Derrière l’un des fondateurs du salon Maison & Objet (85.000 visiteurs par an à Paris) se cache un serial entrepreneur local à la main verte…

Un peu étonné, Dominique Gault, d’être promu Entrepreneur de l’année dans sa propre ville. Il devrait pourtant être aguerri, après le succès familial des «maisons miniatures» du même nom ou de son négoce de porcelaine de luxe peinte à la main, leader du segment national. Dire qu’il s’était enfin décidé à raccrocher les gants… Echec cuisant devant la puissance de l’idée qui germe: confronté à un immense mur de 360m où rien ne pousse, juste sous ses fenêtres, le voilà embarqué dans une nouvelle aventure, celle de la haie factice que rien n’arrête. Ni taille, ni eau et sans parasite, pour paraphraser un célèbre monte en l’air. Des imitations savamment choisies, sept feuillages de référence, pas un de plus, allant du cyprès au laurier en passant par le buis, pour se concentrer sur la qualité des polyuréthanes traités anti-UV, garantis 10 ans sur matière et compatibles avec tout enfant poussé à l’expérience gustative incontrôlée...

 

Equipements urbains, écoles, jardins ou terrasses, le marché est immense, le prix maîtrisé et le terrain concurrentiel encore vierge. 300.000€ de chiffre d’affaires sur le premier exercice commencé en avril, une prévision de 1,5 à 2M€ pour l’année en cours, un potentiel déjà évalué à 10M€ par an pour la prospère cagnoise, qui compte parmi ses tout premiers clients le Mac Donald n°1 en province, sur la route de Vence. D’EDF au balconnet en mal d’intimité, la haie artificielle «clipsable» à l’envi a su séduire et s’adapter.
Notre autodidacte a lancé la machine, déposé son brevet et va bientôt passer la main à deux jeunes recrues sur le marché français. A lui l’international, où il a ses habitudes, avec déjà quelques tangibles résultats du côté du Vénézuela. Et les déclinaisons possibles de ce mécano vert quasi-inaltérable: «je réfléchis sur la création de labyrinthes miniatures pour les jardins d’enfants, sur le même principe, éclairés, sécurisés, sans entretien… Un plus pour les collectivités.» Et encore un nouveau challenge.

 

 

 


Isabelle Auzias