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journal n°650 - 01/08/2012
Christophe Mirmand en premier de cordée
L’ancien préfet de Savoie a officiellement pris ses fonctions dans les Alpes-Maritimes ce 1er août.

Nommé le 11 juillet dernier en Conseil des Ministres, le haut fonctionnaire n’a eu que quelques jours pour quitter Chambéry, où il était en poste depuis juin 2010.

Issu de la promotion Montaigne de l’ENA (1988), il a choisi l’administration territoriale «par goût du terrain, du contact avec l’ensemble des citoyens, des entreprises, des élus». Il débute en tant que directeur de cabinet du préfet de Basse-Normandie, puis part pour la Guadeloupe au début des années 90. De retour en métropole, il rejoint la direction générale de la Police nationale.

 

En 1999, Christophe Mirmand revient à ses premières amours territoriales, et se voit promu secrétaire général de la préfecture du Var. Un poste qu’il occupera durant deux ans, avant d’être nommé à Toulouse en 2001, peu avant l’explosion de l’usine AZF… Ce qui l’amène de fait à connaître de près les problématiques liées aux risques industriels en particulier, et à la gestion de crises en général.

Directeur général des services du département des Hauts-de-Seine en 2004, il obtient son premier poste de préfet en Haute-Loire, de 2006 à 2008.

 

De retour au ministère de l’Intérieur, il est pendant deux ans directeur de la modernisation et de l’action territoriale. Autant dire qu’il maîtrise l’organisation des services dédiés… Et les problématiques de notre département, souvent communes à celles des territoires dans lesquels il a officié : la sécurité bien sûr, avec la prévention de la délinquance sur un territoire très peuplé et touristique, mais aussi l’immigration clandestine, pour un département frontalier, situation déjà appréhendée lors de sa mission savoyarde… La préservation du littoral, le respect du domaine maritime, l’occupation des plages, l’urbanisme, mais aussi la montagne, qu’il avoue affectionner. Autre atout glané de ses précédentes expériences : la question du loup, et même celle du vautour qui, bien qu’encore peu médiatisée dans nos contrées, constitue un réel problème en Savoie où le volant charognard est encore plus redouté que le terrestre prédateur.

 

Tout frais arrivé, Christophe Mirmand consent ne pas encore être au fait de toutes les questions maralpines, mais confie déjà que la desserte ferroviaire de notre territoire est une question majeure. Et pour représenter le gouvernement «dans toute la neutralité et l’objectivité qu’exige sa fonction», il souhaite au plus vite rencontrer en priorité les parlementaires du territoire, mais aussi plus largement l’ensemble des élus, conseillers généraux ou maires, afin de peaufiner sa feuille de route, des galets de la Prom’ à la cime du Gélas.

 

 

Lizza Paillier

Vidéo Isabelle Auzias