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journal n°691 - 23/05/2013
La Chambre départementale change de mains et de cap
C’est Jean-Charles March qui succède à Hervé Paillard au terme de ses deux années de mandat, dans un contexte difficile où l’évolution devient pressante. Mais où entrain il y a.

Belle et fournie assemblée générale dans les salons du Palais de la Méditerranée, ce 22 mai, pour saluer l’élection de Me Jean-Charles March à la présidence de la Chambre des Notaires des Alpes-Maritimes, deuxième compagnie de France en terme de chiffre d’affaires après Paris. Un habitué, qui y fut tour à tour conseiller, trésorier, premier syndic et enfin vice-président. Un parcours linéaire et constant qui amène aujourd’hui ce marathonien expérimenté à la tête des 230 professionnels que compte notre département.

 

C’est en 1998 qu’il prête serment à Nice, où il officie toujours. Il se veut «irréprochable» dans sa mission de service public et «joyeux» de caractère. Deux adjectifs loin d’être antinomiques dans la grande échelle des vertus professionnelles.

 

On parlera beaucoup de dématérialisation durant ce mandat qui s’annonce : il faudra réussir le grand virage internet, dans les échanges avec le Trésor public grâce à un réseau dédié (téléacte), mais aussi pour tous les actes notariés électroniques. Bientôt chez son notaire, il faudra sans doute signer sur une tablette, pour des documents qui restent authentiques et qui rejoindront le grand centre d’archivage de la profession (minutier central), à Venelles.

Un gain de temps côté client, et un gain de place pour les études. Chaque notaire devra s’y plier, et dès 2015 concernant la publication des actes notariés par le système téléacte. On parlera aussi formation continue pour les praticiens malmenés par des réglementations mouvantes, en particulier dans le domaine fiscal, et l’on préparera pour novembre les Etats Généraux de l’authenticité, avec rendez-vous pris sur l’ensemble des offices en France. Un début de mandat sur un rythme soutenu, alors que la profession avoue de grosses diminution sur les chiffres d’affaires (aux alentours de -30%). «Les échos que nous avons pour l’avenir ne sont pas forcément bons, mais nous ne savons pas comment va évoluer le marché immobilier et les réformes s’y attachant.»

 

 

 

 


Isabelle Auzias