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Nice
 

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Bon Bisou d'Acropolis
A quelques pas du salon du mariage, Acropolis accueillait celui des cadeaux et tendances le week-end dernier.

  Claquettes, magnet', nappes provençales ou sacs de plage, les 14,15 et 16 janvier derniers, les allées du Palais des Expositions avaient des airs de marché d'été dans le Var, de boutique à souvenirs de station balnéaire ou de rue commerçante en pleine saison à Palavas-les-Flots. Pas pour une foire ouverte au grand public, mais pour un salon nommé Bisou, rendez-vous professionnel du secteur du cadeau, de l'article souvenir, de la décoration…

Et c'est une affaire qui marche pour l'événement créé en 1976. Ni Internet ni la crise n'auront eu raison du business du souvenir. «Quoiqu'il arrive, les professionnels auront toujours besoin de toucher la marchandise, de la voir, donc ils continueront à fréquenter les rendez-vous professionnels», avance Marc David dans son bureau éphémère, à quelques mètres de l'agitation qui règne dans la grande halle, où 224 exposants faisaient des affaires, avec des clients français, mais pas seulement: Italiens, Nord-Américains, Japonais étaient là… L'article provençal séduit tout autour du monde, de quoi laisser présager de beaux jours pour le salon qui réalise, sur cette seule date, un chiffre d'affaires de 750.000€.

Aux manettes de la SARL OrgExpo, qui gère l'événement, Sophie et Marc David, frère et sœur qui ont hérité du bébé de leurs parents Anne-Marie et Jean-René. Un rejeton qui a bien grandi, puisqu'aujourd'hui, les enfants David proposent d'autres options: «En 2002, nos parents ont racheté Hexagone, organisateur de salons similaires dans toute la France», se souvient le trentenaire. A l'origine, les gérants ne garderont que le fructueux salon rennais, qu'il a fallu «remettre d’équerre.» Gérer les entrées aussi pour les limiter aux professionnels, «travailler sur l'aménagement, mais avec deux dates par an, la machine a vite été rodée». La dynamique enclenchée, les Niçois ont lancé de nouveaux salons en fonction de la demande des éventuels exposants, via SomExpo : Lyon, Colmar «où il y a moins de visiteurs, mais où ils prennent des commandes fermes et importantes», et bientôt le sud-ouest. «Il y a eu un raté à Toulouse en 2007 et 2008, mais la demande persiste, donc nous envisageons plusieurs pistes, comme Bordeaux ou Biarritz», anticipe le gérant de SomExpo, qui défendra peut-être bientôt foies gras et souvenirs de Lourdes.

Lucie Lautrédou