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Made in Côte d'Azur, quand nos entreprises fabriquent ...
Un dynamique, de l'emploi, des valeur ... De Carros à Grasse.

  Ultime combat 2011, Christian Estrosi, député-maire de Nice et président de Nice Côte d'Azur s'est rendu sur trois sites à Carros dans le cadre de la journée du "Fabriqué en France". Visite guidée...

Synergie CAD : une dynamique locale

Synergie : "mise en commun de plusieurs actions concourant à un effet unique et aboutissant à une économie de moyens - exemple: profiter des synergies entre deux entreprises" ; dixit Larousse. C'est aussi le nom de la première société visitée à l'occasion de la journée du Fabriqué en France. Une société emblématique s'il en est, puisqu'elle tisse des liens avec ses homologues implantées sur le territoire. IBM, Texas Instruments, ST Microelectronics, autant de leaders mondiaux comptant parmi les principaux clients de cette structure spécialisée dans l'ingénierie, la conception et la fabrication de circuits imprimés et d'ensembles électroniques. Une proximité géographique avec ses clients: l'un des facteurs qui a poussé l'entreprise à conserver une unité de production dans les Alpes-Maritimes, et à y investir (les locaux de la plaine du Var recèlent un équipement industriel d'une valeur de quelque 30M€).

Investissement également côté recherche : l'entreprise dirigée par Alain Librati emploie 165 personnes sur son site de la 1ère avenue. C'est l'implantation principale de la société qui compte en ses rangs 45 autres personnes en France, réparties entre Meyreuil, Grenoble et Toulouse. Enfin, 130 autres salariés officient à l'étranger pour le compte de l'Azuréenne aux 28Ma de chiffre d'affaires, également actionnaire majoritaire de filiales implantées en Angleterre, Corée du Sud, aux États-Unis, Philippines, au Maroc et à Singapour. Un bel exemple de... synergie, et de réussite made in south of France...



 
  Arkopharma : de l'emploi

Acerola et gelée royale estampillées Arkopharma boostent l'emploi dans les Alpes-Maritimes: les laboratoires pharmaceutiques emploient 800 personnes sur leur site de Carros, presque autant que le voisin Virbac. La majorité des effectifs du spécialiste des médicaments de phytothérapie et des compléments alimentaires, qui salarie au total 1.250 personnes. Activité centralisée oblige, c'est aussi dans les Alpes-Maritimes que sont produites le plus de richesses. Sur un chiffre d'affaires de 175,2 M€, 80% des facturations sont le fruit de l'activité locale. En contre-partie, 4% du chiffre d'affaires est réinvesti dans la recherche, menée par 80 collaborateurs scientifiques. Un cocktail de vitamines pour assurer le bon développement de l'entreprise de Philippe Rombi, et du territoire tout entier.

 
  Malongo : des valeurs

La classe politique prône, quasi-unanime, le Fabriqué en France et Malongo… délocalise ?! Oui, sans doute, mais pas question pour le leader azuréen du commerce équitable d'expédier ses usines en Chine. La Compagnie Méditerranéenne des Cafés Malongo ne se déplace que d'une quinzaine de kilomètres pour enfin voir aboutir un projet en gestation depuis des années : son installation à La Gaude.

L'entreprise quittera donc, fin 2016, ses 12.000m² répartis en trois sites sur la zone industrielle de Carros, où travaillent aujourd'hui 160 personnes sur les 400 salariés français. L'investissement à La Gaude représente une enveloppe de 50Ma pour la société aux 80Ma de chiffre d'affaires en 2010. Une belle preuve de l'attachement de l'entreprise dirigée par Jean-Pierre Blanc en l'avenir de l'industrie sur le département.

 
  Et à Grasse, les parfums M.Micallef

«Il y a des activités qui se délocalisent très mal.» Geoffrey Nejman justifie ses choix stratégiques pour le développement de sa marque de parfums. M.Micallef, ce sont 5Ma de chiffre d’affaires, dont 98% réalisés hors Hexagone, mais une production dans des laboratoires grassois, et une conception des flacons ainsi que le conditionnement sur le site de production et atelier du chemin Saint-Marc, dans la cité des parfumeurs. Délocaliser ? «Surtout pas ! Nous voulons absolument maîtriser la production, rester une entreprise artisanale. Et surtout, cela impliquerait de délocaliser Martine Micallef, et ça, ce n’est pas envisageable.» Martine Micallef, c’est «l’œil et le coup de pinceau» de la marque à laquelle elle a donné son nom. Et l’épouse de Geoffrey Nejman.

C’est de ce lien qu’est née la marque, en 2000. Madame gère alors ses instituts de beauté entre Cannes et Golfe Juan, Monsieur travaille dans le secteur de la banque, puis devient directeur financier d’un laboratoire olfactif grassois. «J’ai eu un flash, travailler dans le monde du parfum m’a plu, alors nous nous sommes lancés ensemble », se souvient-il. Le couple se jette dans le vide, plaque tout et se consacre à cette nouvelle passion. Dans leur cave, les époux élaborent leurs produits de luxe. Depuis, la production a bondi, et la quarantaine de fragrances conçues dans les nouveaux locaux de la société, investis en juin dernier, voyagent du Qatar à l’Ukraine. Objectif 2013 : la Chine…

Lucie Lautrédou