Théâtre
Al Capone
Nice
 

««« Retour share
Livre d'ici > Al Capone ou le mythe du capitalisme sauvage
Rencontre avec Frédéric Rey, directeur du théâtre de la Semeuse et coauteur, avec la complicité de Philippe Regnicoli, de la pièce Al, éditée par L'Harmattan.

  Scarface aux multiples visages : Al Capone business angel entrant dans le capital des commerces, Alfonsi Caponi magnat de la presse, Al répondant aux besoins des consommateurs en… alcool ou prostituées, et alors ? S'il y a une demande, est-ce sa faute ? C'est par cet angle que Frédéric Rey et Philippe Regnicoli ont pénétré le mythe du gangster le plus célèbre du XXè siècle dans leur pièce de théâtre cosignée, Al, publiée aux éditions L'Harmattan. «Al Capone, c'est le mythe du capitalisme sauvage poussé à l'extrême, et quelque part, il a inspiré certains politiques et financiers actuels», analyse Frédéric Rey, directeur du théâtre de la Semeuse à Nice qui s'adonne à l'adaptation théâtrale d’œuvres, comme la Célébration du Lézard, B-Side, une pièce présentée à Marseille au début du mois, coécrite à huit mains avec Marie Khaldi, Frédéric Degoldfiem et Benoît Seyrat à partir de textes de Jim Morrison.

«Al Capone, c'est aussi une contradiction, un homme qui a du sang et de la poudre sur les mains mais va chercher à être un homme respecté et respectable, il a créé les soupes populaires», observe l'auteur qui a mis ses pas dans ceux du mafieux à Chicago. La pièce, minutieusement documentée, entraîne lecteurs et spectateurs de bars en orphelinats, jusqu'au célèbre massacre de la Saint-Valentin. Le balafré s'invitera au théâtre du Lavoir de Menton les 10 et 11 décembre avant de passer les grilles de la maison d'arrêt de Nice, pour une représentation-débat ambiance Alcatraz.

Lucie Lautrédou
 

Al, par Philippe Regnicoli et Frédéric Rey, aux éditions L’Harmattan, 43p à 11€