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G20. Changer les contraintes en opportunités
Le G20, c'est dans moins d'une semaine à Cannes. Un rendez-vous inédit qui va paralyser la ville, mais pourrait aussi offrir son lot de bonnes surprises.

Alpes Maritimes Policiers et agents de sécurité à la sortie du parking du Palais des Festivals, retour des contrôles d'identité à la frontière italienne, montagne de paperasse pour les badges et autres accréditations : lundi 24 octobre, à dix jours du G20, la pression sécuritaire se fait déjà pesante. Et ce n'est que le début. La Côte d'Azur s'apprête à vivre un début de mois de novembre inédit, pour le moins contraignant que l'on soit résident ou professionnel.

Pour les politiques, le temps est à la pédagogie. Après avoir abordé la question en conseil municipal dans la matinée de ce lundi, David Lisnard, premier adjoint au maire de Cannes, a pris le micro l'après-midi même pour sensibiliser les acteurs économiques : "Le G20, enjeux et contraintes", érigé en thème de la troisième réunion plénière du Club des Entrepreneurs cannois. "Nous en mesurons toutes les contraintes, mais aussi toutes les opportunités", a insisté le président du Palais des Festivals devant plusieurs centaines de décideurs locaux. Dans les salons du Majestic Barrière, l'élu UMP a tenu à relativiser les éventuels inconvénients pour les commerçants : "les 3 et 4 novembre ne sont pas des jours de frénésie consumériste, au contraire nous allons créer du flux sur une période creuse". Et de lister en contrepoids les retombées positives de l'événement : notoriété, crédibilité mais aussi du chiffrable (35.000 nuitées déjà enregistrées).

 
Alpes Maritimes Le Majestic affiche par exemple complet, sur un créneau saisonnier peu favorable où l'hôtel ne remplit en général qu'un peu plus de la moitié de ses chambres. Conséquence directe? Les effectifs ont été maintenus à 550 personnes, contre les traditionnels 270 salariés sur le pont en automne. Mais le G20, c'est aussi un sacré casse-tête côté logistique en prévision : "il faudra gérer l'impondérable, être très souples, s'adapter aux délégations, assurer la confidentialité... La différence avec le Festival du film, c'est l'importance de l'événement sur un temps très court, chaque instant comptera", anticipe Emmanuel Caux, directeur de l'hôtel. Des contraintes, certes, mais quelles opportunités en perspective, pour qui saura tirer l'épingle médiatique du jeu...







Photos : David Lisnard, premier adjoint au maire de Cannes et Emmanuel Caux, directeur du Majestic Barrière.


Lucie Lautredou