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Formation
Nice
 

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Nicolas Sarkozy : une campagne en chantier
Le président était à Nice ce 18 octobre pour une visite chargée, du stade à l'Opéra, dédiée à la formation et aux jeunes. Une rencontre aux parfums pré-électoraux.

  Ciel gris, cratère béant de graviers cendrés, seul le fluo des gilets de sécurité se détache du décor lunaire qu'offre le futur Nice Stadium pour la première étape de la visite officielle de Nicolas Sarkozy à Nice, flanqué de Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, et de Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle. Rien d'un décor de meeting de campagne, et pourtant …

Le déplacement du président de la République à Nice, placé sous le signe de l'emploi et de la formation, intervient deux jours après la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle, et c'est palpable. Guidé par Eric Ciotti, président du Conseil général, et Christian Estrosi, député-maire de Nice, le chef de l’État a foulé les fondations du futur temple niçois du sport pour y rencontrer de jeunes coffreurs en contrat de professionnalisation, pour découvrir aussi les initiatives locales mises en place pour l'insertion par le travail avant un passage express au Lycée professionnel des Palmiers, suivi d'une inédite table ronde à l'Opéra de Nice, en présence de Jean Leonetti, ministre en charge des Affaires européennes (plus d'informations sur notre vidéo). La séance, animée par Bernard Kleynhoff, président de la CCI, était axée comme prévu autour des questions de formation des jeunes, des freins, des réformes … Un discours qui prend des tournures de bilan, et surtout de satisfecit sur les choix opérés par la majorité.

 
  Et c'est en conclusion que le discours du président a basculé vers des questions plus générales, éminemment politiques. « Regardez ce qu'il se passe en Espagne, en Grèce, au Portugal, en Irlande… Les salaires diminuent, les retraites diminuent, ces pays se battent pour garder leur indépendance. Voilà ce qui arrive à des pays qui ne font pas les choix courageux, parce qu'ils sont douloureux, au moment où on doit les faire », a insisté Nicolas Sarkozy, « c'est pour ça que j'ai voulu la réforme des retraites. Ce n'est jamais facile d'accepter deux ans de travail en plus, mais je préfère votre mauvaise humeur à votre colère devant la faillite du régime de retraite basé sur la solidarité ». Et le président d'ajouter, revenant sur le terrain de la jeunesse : « on ne peut pas faire reposer sur nos enfants le prix de la lâcheté de notre génération ». Des « enfants » et des jeunes surtout en quête d'éducation, mais là-aussi, nos collectivités locales veillent...

Lucie Lautrédou