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Coup de mer : l'heure des comptes
Le 4 mai 2010, de fortes vagues ravageaient les plages azuréennes. Un an après, les professionnels dressent un bilan d'étape.

  Lundi 3 mai 2010 : en réunion sur le lancement de la saison touristique, Rudy Salles et les plagistes s'étonnaient, non sans une certaine satisfaction, que la Baie des Anges n'ait connu aucun coup de mer dans l'année... Le lendemain, c'est sur les bancs de l'Assemblée nationale que l'adjoint au tourisme de la ville de Nice apprendra la triste et impromptue nouvelle.

"Il était 15h, il n'y avait pas de vent, le matériel était sorti, puis en un quart d'heure, ça a été la fin du monde", se souvient René Colomban, président du syndicat des plagistes de Nice. La fin du monde, ce sont ces vagues qui balayent les galets pour partir s'écraser sur la Prom', l'eau qui dévaste les alvéoles creusées sous l'asphalte et emporte tout avec elle.

C'était un 4 mai. Il y a tout juste un an et, sortant prudemment transats et parasols, les plagistes en sont à l'heure des comptes.

L'ensemble des remboursements et aides n'a toujours pas été versé, et c'est côté assurances que le bilan est sans doute le plus amer. Entre les 40% de franchise et les résiliations, les rois de la plage l'ont mauvaise. Certains ont même dû frapper à la porte d'une compagnie britannique pour être couverts...

Baisses de chiffre d'affaires (dues à la tempête mais aussi à la météo maussade tout le reste de la saison) et endettement obligent les plagistes à mettre les bouchées doubles cette année pour se remettre à flots. Et cette saison s'annonce prometteuse, puisque les réservations tombent et que, contexte houleux au sud de la Méditerranée oblige, c'est plutôt une vague de touristes qui risque de submerger la Prom'. Qui ne devrait cette fois causer aucun dégât, bien au contraire...

Lucie Lautrédou

Sur la photo : La Jeune chambre économique de Nice a organisé un cocktail-débat ce 28 avril en présence de nombreux professionnels niçois.