Musique
Orchestre Philarmonique de Monte-Carlo
 
 

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Lancé il y a peu, le label OPMC Classics est déjà porté aux nues par la critique 
L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo est devenu son propre éditeur. 

  S i l’on ne compte plus les enregistrements réalisés avec sa participation par les plus grandes firmes mondiales (le plus récent vient d’être fait par Decca), il n’avait jamais été question jusqu’alors que l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, en dépit de sa notoriété et de sa longue histoire, ait son propre label. A l’image du London Symphony Orchestra ou encore du Concertgebouw. A présent c’est chose faite, grâce à son actuel directeur artistique et musical. Dès son arrivée en 2008, le chef Yakov Kreizberg en avait clairement exprimé l’intention dans son projet artistique. Soutenu par son administration et par les musiciens, il a conduit l’aventure de mains de maître. Le premier bébé du label OPMC Classics est né en octobre dernier, Codaex en assurant la distribution. A peine dans les bacs, le coffret Stravinsky (3 CD) enregistré par l’orchestre sous sa direction avait été fort bien noté par les (redoutables) critiques de Télérama et de Diapason, et très apprécié par les grandes radios musicales.

A ce jour, deux mille deux cents coffrets on été vendus, et si l’on sait que le chiffre de cinq cents ventes en France est un chiffre correct, on comprend que l’administrateur de l’orchestre Sylvain Charnay ait le sourire. L’accueil semble tout aussi excellent pour le second CD du label sorti fin janvier avec des oeuvres de Ravel et de Debussy livrant une subtile musicalité. La direction de Kreizberg et sa façon de porter les musiciens au sommet a visiblement fait merveille pour ces deux enregistrements réalisés sur place, à l’Auditorium Rainier III, par le directeur de production Tom Oldham. Le label OPMC Classics souhaite se maintenir à raison de trois ou quatre sorties d’albums par an. Un CD Rimsky-Korsakov, Moussorgsky et Borodine est annoncé pour mai, un autre avec la 11ème symphonie de Chostakovitch pour septembre. “Notre politique d’enregistrement s’inscrit logiquement dans le long terme” explique Sylvain Charnay, “c’est une excellente vitrine de l’orchestre pour son rayonnement international”. Cela ne semble pas non plus être une mauvaise affaire, puisque les ventes du coffret Stravinsky ont permis de récupérer 50 % de l’investissement de départ. Ceci étant, les mécènes, à l’image des Amis de l’OPMC, sont les bienvenus. Avis aux banques et aux entreprises mélomanes... 

Joëlle Baeta

 


Entre concerts et enregistrements pour d’autres maisons de disques, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo inscrit désormais dans son planning les séances de son propre label. 


Depuis la parution de notre article le 11 mars, nous avons appris le décès de Yakov Kreizberg, à l'âge de 51 ans. Cette disparition n'entame pas les projets du label OPMC.