Cité numérique
Sophia Antipolis
 
 

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La Cité numérique débarque à Sophia
Que reste-t-il de nos ancestrales tours, écrans tout sauf plats, minitels et autres vieilles consoles de jeux.

  Si côté niçois, Marc Monticelli a investi le temps d’une expo le campus Saint-Jean d’Angely avec quelques imposants dinosaures de l’âge de pierre informatique, c’est à une toute autre quête que se livre Sophia-Antipolis, terre nourricière : accueillir en ses terres une Cité Numérique, prolongement d’un Musée de l’informatique bouté hors de la Grande Arche de La Défense, dont il occupait les cimaises depuis 2008, couplé depuis l’an dernier à un musée du jeu vidéo. Les difficultés techniques (ainsi qualifiées par l’Etat tout puissant) ont enrayé la belle mécanique : et voilà notre Musée poussé hors ses murs. Son âme, Philippe Nieuwbourg, est alors sollicitée par la technopole-reine, sous l’impulsion d’Antoine Perry, président de Télécom Valley, ou encore d’Alexandre Kroutinsky, président du tout jeune IEID-CampusID. Ils retrouvent à leurs côtés, au sein du comité scientifique proposé, de grands noms de la discipline, de Jérôme Chailloux (DG de l’ERCIM) à Michel Chevalet, légendaire et télégénique vulgarisateur-es-sciences, en passant par Louis Pouzin, polytechnicien, père-fondateur du Saint-Internet, ou Pierre Mounier-Kuhn (université de Paris-Sorbonne/CNRS). Du lourd… Et pour accueillir l’imposante structure aujourd’hui soutenue par deux fonds de dotation dédiés à l’intelligence digitale (Fond’ID et FonDoTic), les locaux flambant neufs de l’IEID-CampusID : une espace «histoire de l’informatique», pour les scolaires, les familles et ceux que l’on nomme les «Nostalgeeks», un autre réservé aux jeux vidéos d’hier et d’aujourd’hui, des expos temporaires (avec en exclusivité pour Sophia «2001, l’Odyssée de l’espace»), la cible est large et les retombées intéressantes pour l’ensemble de la technopole. A terme, le musée devrait rejoindre le Campus STIC tant attendu, mais le pourra-t-il, tant il est aujourd’hui difficile d’y trouver une place pour une bibliothèque ? Quoi qu’il arrive, le premier obstacle juge de paix est franchi : le musée rejoindra bien la Côte d’Azur, terre d’asile accueillante et privilégiée. Première connexion prévue dès cet été.

Isabelle Auzias