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Le web azuréen tisse sa toile
Entre blog, twitter et start-up, il n'y a qu'un clic. Pour preuve, les réseaux niçois sont en ébullition et génèrent de plus en plus d'opportunités de business. Une communauté virtuelle à l'énergie bien réelle qu'il est bon de garder à l'œil...

  La communauté 2.0 azuréenne se structure, et commence à peser sur l'économie. Preuve par trois, l'association des acteurs azuréens de l'économie du numérique vient de naître, baptisée LeR3, pour Riviera Cube. Objectif : "fédérer ce qui existe dans le monde de l'économie et de l'innovation numérique, pas concurrencer les initiatives déjà lancées", explique Sylvain Theveniaud, son président. Pour fêter l'événement, le groupement organise une petite fête des cyber-entrepreneurs en trois temps, du 17 au 20 mars prochains.

Ouverture : un Open Coffee Club Sophia jeudi 17, pour une prise de contact dans la "vraie" vie, sans écrans interposés entre les intervenants. Pour "échanger recettes et bonnes pratiques sur des thématiques liées à l'entrepreneuriat, l'innovation et les start-ups". Deuxième étape : le BarCamp, une journée de conférences autour du thème de l'entreprise.

Clou du premier rendez-vous signé LeR3 : le Startup Week-end aux Espaces Antipolis. Plus de 80 technophiles y sont attendus pour la version locale du rendez-vous qui a fait ses preuves à San Francisco, Miami ou Paris, et que Sylvain Theveniaud a ramené dans ses valises de la Silicon Valley. Le principe : des équipes se forment au début du week-end et proposent une idée de business. Les dix meilleures sont retenues par le jury, constitué notamment de Pierre Haski, fondateur de Rue89 ou encore Pierre Chappaz, créateur de Wikio. Restent deux jours aux heureux élus pour développer de concert technologie et business plan, afin de conforter le jury sur la pertinence de leur affaire, et faire partie des trois groupes de porteurs de projet finalement retenus. A la clé : du conseil juridique ou comptable et un Prix de l'innovation. De quoi assurer le bon décollage des trois futures jeunes pousses, qui viendront grossir les rangs de nos cyber-entreprises.

Sur la photo : L'équipe du Riviera Cube (LeR3) : ils sont jeunes, dynamiques, réseauteurs et ont aussi une vie hors des frontières du virtuel...

 
  Mercredi 16 février, dernier étage de l'Hôtel Aston, lumières bleues, électro pleines basses et open bar ... Le "7 Blue Bar" déborde d'une foule très "génération Y", ces "digital natives" nés entre les années 70 et 90, qui ont grandi entre Tetris et PacMan, pour qui la pire des angoisses est la panne de batterie du Smartphone. Mais il ne faut pas se fier à leurs looks jean/baskets. Ces geeks-là ne sont pas des accros aux jeux vidéo. Pour eux, wireless rime avec business.

Nom de code "NiceDrink4", le rendez-vous des acteurs du web niçois. Un apéro des blogueurs et autres pros de l'internet né en avril dernier. Pour la première édition, organisée au bar Le Sud à Nice, sponsorisée par l'agence de conseil en e-communication Tequila Rapido, les organisateurs attendaient moins de cinquante personnes : ils étaient finalement une centaine... Un peu plus de dix mois plus tard, l'événement a pris de la hauteur dans tous les sens du terme. A quelques mètres du Sud et sept étages plus haut, la quatrième édition, sponsorisée par Perferencement, société parisienne spécialisée dans le référencement web, a réuni près de 200 internautes. "Je suis toujours frappé de constater que plus on est dans le virtuel, plus on a finalement besoin de réel", s'étonne Toufik Lerari, directeur de Tequila Rapido, en regardant trinquer les rois du clavier. Du réel qui devient parfois très concret, puisque selon les organisateurs, ces "soirées réseau" ont déjà entraîné des embauches.

 
  Le recrutement, c'est justement ce qui a poussé Olivier Ricard, PDG de Perferencement, à sponsoriser cette quatrième soirée. Environ 3.000€ déboursés pour assurer la com' et alimenter le bar, pour récolter de la notoriété, et surtout des CV. Le sponsor invitait vivement les convives à se munir de leurs candidatures. "Nous employons une trentaine de personnes entre Paris, Aix et Nice, où le pôle R&D en compte 17. Il nous manque six développeurs, mais ces profils sont souvent aspirés par Sophia. Je trouve plutôt sympa de venir chercher des candidats ici", explique le dirigeant. La concurrence de la technopole n'a pas l'air de refroidir ce Montpellierain d'origine, puisqu'il envisage de rapatrier le siège de sa société dans la capitale azuréenne. "La communauté web niçoise est peut-être plus restreinte qu'à Paris par exemple, mais il en résulte qu'elle est plus dynamique, qu'il est plus facile de se rencontrer", justifie-t-il.

Sur la photo : Olivier Ricard (Perferencement, ici avec Damien Faure), sponsor du Nice Drink 4, a même offert un i-pad au cours de la soirée - Photos Sophie Gironi.

 
  C'est aussi l'avis de Thomas Schmitt, créateur de Torsologo avec Alba, sa compagne dans la vie comme sur le web. Leur créneau : la pub sur la toile. Concept: "1 gars, 1 fille, 365 possibilités". Chaque jour, ils proposent à un nouveau client de devenir son ambassadeur. Juste elle, seulement lui, ou les deux portent un t-shirt à l'effigie de la marque du jour, et le gardent en toutes circonstances, mariages et enterrements compris. Objectif : réaliser de petites vidéos et les balancer sur leur réseau, et visibilité garantie. Le 1er janvier, Cmonassurance a payé 1a la journée à chacun des internautes-sandwiches. Le lendemain, cap sur 2a, le prix augmentant au fur et à mesure que la sphère d'influence du duo se renforce. Le 31 décembre, ce sera... 365a l'un, 730 le pack de deux et ... ça marche ! Ils sont déjà réservés pour les mois à venir, et même pour certaines dates-clé, comme le 25 décembre. Tout ça de province, et pas de Paris, leur ville d'origine. "Le web, c'est le village planétaire. Etre à Nice ou Paris, c'est la même chose", observe Thomas. Le soleil en plus...

Lucie Lautrédou (Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 4 mars 2011)