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L'Italie aime toujours la Riviera française
Qui reste une destination privilégiée, et un refuge immobilier apprécié.

  La venue au Negresco des bijoutiers de la région de Pavie, work shop organisé par la CCItal, a été l'occasion pour le consul Luciano Barillaro de rencontrer les banquiers français férus de transalpines transactions : BPCA et Société Générale ont su, au jeu des passe-frontières, tirer leur épingle du jeu dans les Alpes-Maritimes. Un département qui garde la particularité de diversifier ses échanges commerciaux avec sa proche voisine, n'offrant pas la priorité au seul segment agro-alimentaire : ce sont bel et bien les produits manufacturés divers qui s'importent, au contraire des chiffres globaux pour PACA, ainsi que les matériels de transport, alors que les Italiens réclament, eux, de la chimie fine et du cosmétique. L'espoir est aussi ailleurs : dans l'immobilier, qui reprend du poil de la bête après le coup de semonce asséné par le gouvernement transalpin qui ordonne aujourd'hui de déclarer ses biens à l'étranger. Qu'importe, le foncier est toujours attrayant de notre côté, et le bâti garde une image de qualité et de sûreté pour les investisseurs. Autre paramètre : la santé, des soins et prestations qui attirent bon nombre de retraités pour leur qualité encore, et surtout pour leurs prix, assurément moins onéreux qu'en Italie. "La clientèle devrait revenir en masse" pour le nouveau Consul, "une fois qu'elle aura digéré les réformes fiscales de ces derniers mois." Côté BTP, l'Italie a bien sûr souffert d'une crise qui a fait baisser les commandes et les tarifs sur le versant français. "Mais nous conservons un réel savoir-faire, reconnu, apprécié." Reste qu'il faudra encore, pour consolider des échanges transfrontaliers cohérents, combler un récurrent déficit d'information : malgré l'évidente proximité, les zones d'ombre, les méconnaissances des règles économiques freinent toujours les appétits. Et là, les banquiers, intermédiaires privilégiés, ont leur rôle à jouer. D'où ces rencontres azuréennes que la CCItal souhaite intensifier, dans l'intérêt collectif.

Isabelle Auzias

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