Mercures d'Or
Martin Fleurs
La Botterie du Petit Cordonnier
 

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Ils ont trouvé botte à leur pied ... Et le disent avec des fleurs
Deux Niçois ont remporté les Mercures d'Or fin janvier : Jean-Paul Lannier (Martin Fleurs) et Max Estin (la Botterie du Petit Cordonnier).

  Martin Fleurs : un duo gagnant

O
n croirait passer devant une boutique de déco en flânant au croisement des rues Alberti et Hôtel des Postes. Pourtant, il s'agit bien d'un fleuriste : Martin Fleurs, une boutique aux antipodes de la profusion de seaux en plastique étalés sur les trottoirs et de la disparate pagaille de bouquets que l'on trouve chez certains … Chez Jean-Paul Lannier, dirigeant de l'enseigne depuis plus de quinze ans, les fleurs sont «mises en valeur par la décoration du magasin, entre jeux de lumières et meubles aux lignes pures». Le résultat d'un travail mené en 2007 avec un architecte et le fils du dirigeant, Guillaume.

A un peu plus de vingt ans, sa formation d'horticulture suivie au centre de Lullier (Genève) en poche, Guillaume Lannier déborde d'idées pour faire fleurir l'affaire de son père. Puisant son inspiration au fil de ses voyages, de ses multiples rencontres et des salons professionnels, le responsable de la boutique a quelques projets en tête.

Exemple : lancer une équipe tournée sur l'événementiel, qui pourrait s'occuper de fleurir des... défilés de mode. Un développement qui pousserait certainement Martin Fleurs hors des frontières du département. Pas vraiment un problème pour les Lannier, qui ont déjà mené des opérations à Aix-en-Provence ou en Corse, pour fleurir des hôtels, des restaurants, et même des études de notaires…Mercure n'était-il un dieu voyageur ?

Lucie Lautrédou



28, rue Hôtel des Postes 04.93.62.08.00 – www.martin-fleurs.fr

 
  La Botterie du Petit Cordonnier : la nouvelle marque en marche

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u côté de la Botterie du Petit Cordonnier, on n'en est plus à l'histoire père/fils… Max Estin, aujourd'hui aux commandes, est le digne représentant de la quatrième génération de la famille à avoir les deux pieds dans le monde de la chaussure. Avec des variations côté pointures, forcément adaptées aux évolutions du marché, entre cordonnerie pure, vente, gestion d'un réseau de magasins…

Aujourd'hui, le Petit Cordonnier, c'est la boutique de la rue Maréchal Joffre, un espace intégralement rénové où se côtoient cordonnerie et espace de vente, surface commerciale que Max Estin a voulu «conceptualiser», y mêlant pierre, cuir et bois, dans l'objectif de pouvoir la franchiser un jour sous ses meilleurs atours. Le Niçois ambitionne de se développer dans toute la région, avec sa boutique mais aussi … sa propre marque, Max Estin 1961. Le bottier a déjà lancé la production de ses chaussures en 2000, et créé une quarantaine de modèles, pour chausser hommes et femmes. Mission première : séduire les pères et (surtout) les fils. Sa gamme classique marche chez les clients traditionnels, le cœur de cible de la boutique, mais Max Estin cherche aussi à fidéliser leurs stylées progénitures, à amener la génération basket vers la chaussure de ville. Il vend donc autant de paires aux teintes classiques que de modèles en cuir teinté et lacets éclatants. Une offre globale qui devrait vite faire grimper le chiffre d'affaires, qui atteignait déjà les 700.000 € en 2010.

Lucie Lautrédou



9, rue Maréchal Joffre – 04.93.82.91.87