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Le moral malgré la déconvenue

expert comptable Drôle de début d’année pour la commission administrative des Alpes-Maritimes, désormais présidée par Robert Tolila. Car si au niveau départemental, Pierre Beyrand a respecté les règles en cédant sa place, au bout de deux ans de mandat, à son successeur désigné, l’échelon régional a fait défaut, en nommant à sa tête une représentante des Bouches-du-Rhône au lieu de notre élu local, comme convenu… Voilà qui n’aura pas trop entaché le moral des troupes azuréennes, bien décidées à donner de la voix quant aux décisions et propositions à faire sur l’avenir de la profession. Mais qui laisse un goût amer…


L’année 2010, comme l’a rappelé le président Tolila, a été marquée par son lot de changements législatifs importants, comme les modifications sur le périmètre d’intervention des experts-comptables ou l’avènement de la télé-procédure, accélérateur en matière sociale et fiscale pour peu que les différents services concernés s’accordent… L’on a noté, en ces prémices, quelques dysfonctionnements avec l’administration. Reste à améliorer. En 2011 ? «Il faudra continuer sur notre lancée, défendre la profession, être présent auprès des confrères.» Ils sont désormais plus de 450 dans les Alpes-Maritimes. Le mot d'ordre : «Travailler ensemble.» Et soudés autour de Pierre Beyrand, vice-président du Conseil régional. Et l’on sait déjà que le dialogue sera difficile avec Marseille, au vu des circonstances… Bernard Peiclier, directeur départemental des finances publiques et grand fidèle de cette cérémonie de début d’année, s’avouerait presqu’heureux de ne pas encore être touché par la folie de la régionalisation imposée par l’Europe et les rigueurs budgétaires. «Mais ça ne durera pas… En attendant, continuons à travailler en bonne intelligence, à trouver des solutions, autant pour les professionnels que pour leurs clients, et que pour l’administration.» Et regrettant que la fiscalité soit «devenue un levier plutôt qu’un outil», d’évoquer les prochaines vagues de changements à venir : bouclier fiscal, ISF, taxation à l’impôt sur le revenu, plus-value sur la résidence principale, il avoue ne pas savoir ce que demain nous réserve en matière de fiscalité. «Je lis les journaux, comme vous…» Seul espoir au tableau : un réaménagement de l’accueil de Cadéi en phase de finalisation. Le centre des impôts niçois reçoit chaque année quelque 200.000 personnes…