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Juan les Pins
 

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Nào, un pied au Brésil, un autre à Juan
Globe-trotter et entrepreneur avisé, Gérard Mandréa a trouvé l’idée de ses «tennis de loisirs» bigarrés au Brésil... C’est là qu’il fait fabriquer ses collections, vendues en exclusivité dans le magasin familial de Juan-les-Pins.


  A 63 ans, ce Spéracédois aurait pu profiter d’une retraite bien méritée après la vente de sa concession automobile. «Mais je m’embête quand je ne fais rien…» L’oeil bleu pétille. «Au Brésil, beaucoup de produits sont réalisés à partir de matériels recyclés. Par économie plus que par conscience écologique d’ailleurs. Nous avons adapté ce savoir faire à la fabrication de nos chaussures». Un seul modèle –déposé- décliné à l’envi (du 18 au 47, 250 couleurs et plus de 15 teintes de semelles différentes, pour un prix unique de 45 euros sauf séries spéciales), modèle ultra léger, confortable et même… lavable en machine. «Nous pensions toucher les ados, mais ils sont presque trop sages, quand les générations plus âgées osent, elles, toutes les associations.» Chez les Mandréa, on soigne le produit jusqu’à l’image. «Nous fabriquons à Rio. C’est plus cher que d’autres endroits, mais nous mettons un point d’honneur à ce que nos employés soient brésiliens, adultes et salariés. Et les clients semblent apprécier le fait que Nao ne soit pas qu’un business, mais une belle aventure familiale.» Après trois mois d’exploitation à peine, l’engouement pour un concept qui a nécessité deux ans de gestation dépasse déjà largement les limites de la boutique juanaise. «C’est inattendu, mais les demandes de franchises et de partenariats à l’international se précipitent. Pas question pour autant de brader le produit. » Prochaine adresse ? «Miami ! Et c’est passionnant.»

Nào, 10 avenue George Galice à Juan-les-Pins. www.naodobrasil.com

Marc Piola Caselli

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 20 août 2010)


Sur la photo :

Gérard Mandréa : A chaque pied et à chaque envie sa tennis Nào, couleurs, semelles, un même modèle décliné à l’infini. Et ça marche.