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Alpes-Maritimes
 
 

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Quand le Loup sort de l’ombre
L’aménagement en cours des berges, d’une passerelle mobile et d’espaces publics mobilisent près d’un million d’euros pour ce parc naturel dont la superficie va être portée à 52 hectares.

  D'ici deux ans, les amateurs de balades bucoliques pourront emprunter le parcours aménagé le long des rives du Loup, depuis la mer jusqu’à La Colle, grâce à la mobilisation du Département et des collectivités. Ce parc naturel de 32 hectares s’étire sur 6 km depuis l’embouchure près de l’hippodrome jusqu’à l’aplomb des gorges. Une déclaration d’utilité publique en cours permettra de le faire passer à 52 hectares : une première extension acquise à l’amiable, et le reste suivra par expropriations. Propriétaire de plusieurs terrains sur la rive gauche du Loup, Cagnes-sur-Mer souhaite valoriser près de 18 hectares. En contrepartie de la mise à disposition des terrains communaux, le Conseil général s'engage à assurer l'entretien du site, à réaliser un point d'accueil à vocation pédagogique présentant la faune et la flore des berges, à aménager une zone de stationnement pour les visiteurs et à réaliser les installations nécessaires à l'accueil du public. Elu d’opposition à Cagnes-sur-Mer, Michel Santinelli propose d’y adjoindre une petite zone de production maraîchère. Suggestion retenue par Louis Nègre, sénateur-maire, qui l’a transmise au Département. A Villeneuve-Loubet, l’aménagement avance avec la livraison du parking des Bugadières, esthétiquement soigné et doté de récupération des eaux de ruissèlement, suivi par la création d’un cheminement le long des rives avec utilisation d’un enrobé fabriqué à partir de matière première végétale renouvelable, puis le traitement paysager de l’accès au parc. Sept platanes ont été coupés il y a quelques mois, victimes d’un champignon : la paysagiste Florence Hausard a choisi une nouvelle essence plus résistante et mieux adaptée au site, un févier d’Amérique, feuillu qui peut atteindre les 20 mètres de haut. Au total, onze arbres seront replantés. Ils symboliseront l’entrée au parc départemental et aussi de la ville.

Sera engagée prochainement la construction de la passerelle Saint-Georges pour piétons et vélos : elle aura pour particularité de s’élever à 14 m de hauteur grâce à des vérins hydrauliques, afin de laisser passer les flots en cas de fortes crues. La construction de l’ouvrage nécessite un investissement de 400.000€, pris en charge par la commune et le Département. Il représente à lui seul près de la moitié des investissements en cours afin que le parc des Rives du Loup se civilise pour les amoureux d’espaces verts authentiques.

Michel Bovas

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 6 août 2010)