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Marchés financiers : ni top ni flop
Belle résistance à la déprime boursière pour les valeurs des Alpes-Maritimes.

  Les marchés financiers ont vécu un premier semestre 2010 mouvementé : en six mois, le CAC 40 a perdu 12,9%, glissade largement imputable au seul mois de mai, période réputée difficile pour les marchés financiers. Les investisseurs ont cédé à la panique, l’indice-phare ayant connu sa pire évolution mensuelle depuis 15 mois en perdant 8,2% après avoir touché un plancher à 3321,29 points, avant de finir à 3442,89 points fin juin. La crise des finances publiques grecques s’est transformée en défiance généralisée vis-à-vis de la zone euro, pays d’Europe du Sud en tête, sur fond de crise institutionnelle. Les marchés craignent que la multiplication des plans de rigueur ne freine la reprise économique.

Dans ce contexte,
les 13 valeurs des Alpes-Maritimes ont fait bonne figure. Seules trois d’entre elles ont fait moins bien que l’indice de référence sur la période. En tête desquelles Mobilegov, qui est malgré tout parvenue à lever 1,7 Ma. Michel Frenkiel, PDG de l’éditeur de logiciels de sécurité informatique, a indiqué que cette augmentation de capital avait pour objectif de financer le développement commercial à l’export, notamment aux Etats-Unis.

Deuxième plus forte baisse
des valeurs du département depuis le début de l’année, l’action NicOx a été sanctionnée après le vote du comité consultatif de la Food and Drug Administration américaine (FDA), qui a estimé ne pas disposer d’éléments suffisants à ce stade pour justifier l’approbation du Naproxcinod pour le soulagement des signes et symptômes de l’arthrose. La décision de la FDA quant à l’approbation du nouveau médicament est attendue cette semaine. Pour l'heure, NicOx a annoncé le report de l’initiation d’une étude de phase II pour le NCX 6560 afin de préserver sa trésorerie (138,5 Ma à fin mars).

De son côté,
le courtier en yachts de luxe Rodriguez Group a annoncé la démission d’Alexandre Rodriguez sur l’ensemble de ses mandats suite à sa mise en examen dans le cadre du coup de filet mené début juin par la PJ de Marseille. Il a été remplacé par son père Gérard afin de «donner un signal fort aux partenaires et aux clients de Rodriguez Group quant à sa volonté d'assurer la poursuite de l'exploitation dans des conditions normales». Gilbert Dupont a annoncé l’arrêt du suivi de la valeur. Par ailleurs, le Tribunal de commerce de Cannes a homologué ce 7 avril les plans de sauvegarde présentés par Rodriguez Group et ses deux principales filiales, clôturant ainsi la période de sauvegarde ouverte un an auparavant.

Enfin, les actions Coplan
ont été radiées du marché libre le 9 juillet 2010 à l’issue de l'offre de rachat au prix de 10,02 euros par action ouverte du 27 mai au 30 juin par le groupe d’ingénierie Ginger, qui en a pris le contrôle en février en acquérant les 89,7% du capital détenus par la famille Bousquet et par le fonds Naxicap. Ginger a informé qu’il détenait à l’issue de l'offre 98,93% du capital. Spécialisé dans l’ingénierie du bâtiment, Coplan était coté sur le marché libre depuis 2001.

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 23 juillet 2010)


sur la photo :

Michel Frenkiel, PDG de Mobilegov, 1,7Ma levés pour financer son développement à l'export