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Hôtellerie > En sa blancheur immaculée, le palace niçois brille de tous ses ors
People, presse et clients pour une réouverture-événement.

  Blanc, superbement blanc, illuminé le soir, coiffé de son dôme rose et vert amande qui couronna aussi le dessert inédit des deux dîners de gala de la réouverture. Il y a tout ce qui ne se voit pas, en infrastructures, comme l’étanchéité du toit; il y a ce qui est discrètement étincelant comme le ponçage des marbres des sols, la nouvelle vaisselle du Chantecler ; ce que les visiteurs ne verront point mais qui fait une sacrée différence et s’imposait, avec la rénovation des cuisines de la Rotonde. Le rythme du hall s’est modernisé avec banques d’accueil crème, le grand fauteuil rouge central passé dans des tons vieil or, les dorures rénovées pour déboucher sur l’émerveillement d’un salon royal allégé des vitrines du pourtour, immaculé, ponctué de touches parme. La verrière renforcée, étincelante sous ses vitraux refaits carreau par carreau par l’atelier Duchemin, le célèbre lustre de Baccarat, dont les 16.800 cristaux ont été soigneusement nettoyés, et la Nana de Niki sur son socle qui salue, le pied léger, la toile de Gervais invitant à la fête vénitienne.

Dans les étages,
les travaux de rénovation ont transformé quelques chambres, revu les sanitaires, mais la grande innovation, indispensable à un classement en 5* a concerné le 5ème niveau devenu un executive floor avec ascenseur dédié (celui qui monte jusqu’aux appartements personnels), entrée réservée et suites de 60 à 100 m², la suite royale, juste sous la coupole, mesurant 110m². Si la moquette d’Yvaral accueille toujours le visiteur, tout le reste a été décoré par la maîtresse des lieux qui a combiné modernité et tradition. Des dressings, des salles de bains où le délicat marbre rose domine avec des vasques dorées et même des baignoires un peu clinquantes que d’aucuns apprécient probablement. La domotisation, chère à la clientèle visée, règne à cet étage. Un sobre espace lunch et un bar exclusif, jouant au paquebot en croisière, offrent le confort d’un service non stop. Des ajustements indispensables et bienvenus, un grand vent de fraîcheur, mais pas une révolution tout de même.

Liliane Tiberi

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 16 juillet 2010)


Sur la photo :

Le palace mythique, l’un des tout derniers à ne pas avoir sacrifié ses « fonctions historiques » peut se tourner vers l’avenir.