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Tourisme, parfums et technologies, même combat
Pas d’euphorie, mais quelques signes d’attendue convalescence. Les chiffres décortiqués par Jean-François Agostini, directeur Entreprises & Territoire de la CCI, se veulent rassurants sans excès d’optimisme.

  Des résultats globalement moins mauvais que prévus pour 2009 : les données de l’Observatoire Sirius ont confirmé, côté technologies de l’information et de la communication (TIC), un chiffre d’affaires en nette régression sur les 1.318 établissements recensés sur le secteur d’activité, mais une relative stabilité de l’emploi et même une hausse des entreprises dans les Alpes-Maritimes depuis mars/avril, sans doute due à des créations suite aux lourds licenciements des grosses unités qui ont favorisé l’arrivée de nouveaux entrepreneurs. Et si les carnets de commandes s’étoffent un peu, les prévisions 2010, elles, font encore grise mine : chiffre d’affaires (-3%), emploi (-3%) et surtout export (-15%), le bout du tunnel n’est pas encore en vue.

Le tourisme, un secteur qui ne fait que baisser... Quand cela va-t-il s'arrêter ?

 
  Des TIC talonnées désormais par les «sciences du vivant» côté chiffre d’affaires global : un peu plus de 2 milliards d’euros pour les entreprises du parfum, de la pharmacie, de la cosmétique et autres variantes bio qui génèrent plus de 9.000 emplois pour 243 établissements, qui portent haut les couleurs du département. «Là, les perspectives sont plutôt sympathiques», souligne Jean-François Agostini, «mais ces évolutions positives n’auront que très peu d’impact sur l’emploi. Le redémarrage est trop récent, et le secteur n’a pas trop souffert en 2009.» L’export devrait grimper de 19% en un an. Pas si mal…

Dernier focus sur le tourisme,
«avec une fréquentation atone, mais pas mauvaise, et une légère tendance à la reprise confirmée pour l’heure sur le segment hôtelier.» Les effets d’un retour de la clientèle étrangère (sauf exception britannique) et un été placé sous de bons auspices grâce à un marché américain en bien meilleure forme. «Mais la prudence reste de mise. Le secteur est en baisse régulière depuis quelques années, quand cela va-t-il s’arrêter ?» Si en sus les événements climatiques exceptionnels se succèdent et que l’immobilisme se maintient côté professionnels et politiques, qui ne savent toujours pas sur quel pied danser… Il faudra quand même se décider sur les cibles à privilégier, et agir en conséquence avec les infrastructures qui s’imposent. Et le département est loin d’être en pointe, malgré le contentement général des troupes.

Isabelle Auzias

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 2 juillet 2010)


Sur la photo :

Jean-François Agostini l’a souligné, la fréquentation touristique ne cesse de baisser depuis trois ans, et pas seulement à cause de la crise. La concurrence se fait aussi plus rude, et la Côte d’Azur met du temps à réagir.