Musée
Tourette-Levens
 
 

Les chasseurs de la préhistoire à l’honneur à Tourrette-Levens
Nouveau musée, fierté d’une commune heureuse.

  La riante Tourrette, jalonnée de fleurs et d’œuvres d’art, est commune culturelle. Et voici qu’en grimpant la montée du château, dans une maison classée du XVII° siècle mise à disposition par son propriétaire mécène Louis Tordo, le visiteur découvre le tout nouveau musée de préhistoire.

Il est vrai, comme se plaisait à le rappeler le professeur Henry de Lumley qui a œuvré avec trois des archéologues de son équipe à la création du lieu, que cette région touristique, nommée Côte d’Azur, fut toujours une terre au climat propice. Ce qui explique qu’on y trouve les traces d’un peuplement au Vallonet dès 1Million d’années où les premiers hommes d’Europe partageaient, en charognards, la viande avec les hyènes, puis à Terra Amata (-400.000) où ils dominent le feu pour la première fois et enfin au Lazaret (-180000 à -120000) où les chasseurs nomades aménagent leurs campements. On parvient ainsi jusqu’aux habitants des deux sites majeurs tourrettans de la grotte du Merle et de la Baume Périgaud. Fouillés dans les années 30 puis par l’équipe du laboratoire départemental de préhistoire en 2005, ils ont livré les traces du mode de vie des premiers hommes modernes, nos ancêtres directs Cro-Magnon qui investirent progressivement entre -32000 et-27000 les territoires occupés par les Néandertaliens. Ce sont les vestiges de cette période majeure qui, entre des tableaux muraux illustrés reconstituant le contexte, ornent les vitrines, témoignant d’une société vivant dans la vallée du Riou en équilibre avec son milieu et possédant une culture complexe attestée par la sophistication de son armement. La densité démographique de cet âge d’or des chasseurs-cueilleurs est de l’ordre de 1h/100km². Pour évoquer leur univers mental, le visiteur apprécie la reconstitution d’une partie des parois de la grotte Chauvet avec la fresque des rhinocéros, à visiter dans la pénombre, muni d’une lampe torche comme les découvreurs du site.

Le parcours se clôt sur la période néolithique (-10.000) des agriculteurs pasteurs, aux outils en pierre polie, pratiquant poterie et métallurgie avec le moulage de la sépulture de l’homme de Castellar. Un parcours qui devrait enchanter le jeune public. Un projet soutenu à l’unanimité par le Conseil municipal tourrettan autour du docteur Frère, appuyé par l’enthousiasme de la population.

Liliane Tibéri

(Tribune Bulletin Côte d'Azur - Edition du 18 juin 2010)

 
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